Montréal.

Après avoir publié l’énigme du retour et le retour (ceci n’est pas une métaphore), je peux maintenant vous donner un peu plus de détails. J’ai aussi publié mon mot départ de Twitter (en anglais) si ça vous intréresse.

J’ai toujours été “de Montréal”, même au loin. Je savais que j’étais parti, “pour un temps”. Pas pour toujours. Pour moi, c’était une question d’aller vers l’avant, d’aller plus loin. Twitter aura été formidable. Ce que j’ai appris au cours des deux dernières années est inestimable. Les gens, les projets, la vision, l’exécution. À une échelle et une intensitée incroyable. Un IPO. Quand même.

Je me demandais, sérieusement, pourquoi et surtout comment je pourrais revenir à Montréal. Qu’est-ce qui pourrait bien me faire grandir, après Twitter? Je savais que j’avais la fibre des startups en moi, mais j’étais loin d’être certain que la suite serait de redémarrer une autre fois.

Et cette idée de multiplication, d’être plus méta qu’unique, d’être au niveau de l’écosystème, plus large, plus efficace probablement, d’avoir cette vision pluri et multi…

Je ne cherchais pas. Mais quand JS m’a demandé si je pensais pouvoir contribuer aux startups de Montréal, via l’extension de Real Ventures (fond 3), si je pouvais me projeter dans ce rôle, je dois avouer, il avait planté le germe, inoculé le virus de mon retour… On se connaît depuis des années. Je suis sur le conseil d’administration de la fondation OSMO avec Alan et  John, qui m’a pitché l’idée la maison Notman à peine quelques semaines après son arrivée à Montréal (en 2007), on ne savait pas encore que ça deviendrait, mais l’idée était déjà là…

Et quand j’ai combiné toutes mes années de co-fondateur (mettons 4 compagnies sur 10 ans), mon intérêt certain pour l’innovation et mon dévouement à cet écosystème, ma vision pour une société en réseau, pour un plan numérique pour le Québec, mes multiples implications dans le terreau fertiles (et alpha) des la technologie à Montréal (et ailleurs)… c’était juste trop beau pour ne pas être vrai. Du genre de truc qui se présente et qu’on ne peut pas manquer, qu’il ne faut pas laisser passer.

C’est donc avec grand plaisir que j’annonce mon retour à Montréal en septembre, comme associé chez Real Ventures et gestionnaire du programme FounderFuel. Très hâte de me replonger activement dans la scène Montréalaise des startups, de retrouver cette communauté, que je n’ai jamais vraiment quittée…

A Frog in the Valley, encore.A Frog in the Valley, part deux.

Here is the “fits in a tweet” #meta version:

“Next week I will #jointheflock @Twitter as a developer advocate. Moving back to California: #psyched! More at http://j.mp/part-deux“.

If you have 15 minutes and are curious, the longer “read while sipping a double espresso allongé” version:

When I announced that I was leaving Needium in February, I really had no precise idea of what I would do next. As I outlined in that “>post, I had a few certitudes, mainly what I didn’t want to do. I wanted to be able to write more, words and code. Also wanted to continue organizing events and speaking. After a few startups and being a CTO and co-founder for a while, I felt I was drifting away slowly from the true core of my passion, that managing was taking away the doing.

I also admitted in private to a few friends that I didn’t want to do another “small” startup for a while. After 5 years of it, I was looking for a BIG challenge with a BIG startup (there was no way I would end up at a BIG old company, par contre). So I made a list of the top 5-7 internet startup/companies I would love to contribute to. I purposely left out of that list behemoths like Google and Facebook. The right cultural fit was more important more than any other criteria.

I searched for a natural fit with companies related to the mindspace I have been exploring for the last 15 years: communication, media, social, real-time, local/geo, APIs and with a strong open source ethos. I was also interested in commerce and marketplaces, topics I haven’t directly worked on recently but that where part of my history and still emerging (either thru the social or intent graph, or via peer-to-peer enablement).

While thinking about a “not so small startup” with many of these facets, it became obvious I had to leave open the possibility that I would have to move out of Montréal for a while to pursue that not-so-elusive “perfect” fit. The timing was great for a roadtrip, starting in San Francisco, then in Austin for SXSW, a few weeks in Montréal and then in New York. You can probably guess most of the companies that fits with this narrow scope, I met with them during those weeks. I am thankful for all the conversations, emails, ideas, drinks and more formal interviews I went thru. It was an amazing opportunity to meet brilliant and creative geeks.

I ended up with 3 companies on my short list, each one at a very different phase of it’s life, from a platform and growth perspective. The developer advocate role was a common thread. The API too. The fact that it would surely be in SF of NY… When all was said and done, after many weeks of pondering options and going thru a rigorous process (requiring patience and tact) with these companies, I was pretty psyched to find the “perfect” match. I am using quotes only because I am a pragmatic type of guy. I am also known to abuse the exclamation mark at times, this is one of those moments where it’s totally in context to mark my grin at every occasion I declare: “I am joining Twitter as a developer advocate”!

The team at Twitter has been amazing in the process. Of course, it helped that I have been focused on the Twitter API with my previous startup, for a few years now. And even if the geo in Twitter is not (yet?) all what it could be, the first time I met @rsarver was at wherecamp (before Twitter) a few years back, if I remember correctly it was related to carrying kegs of beers from the liquor store to Google’s campus… Organizing Twitter Tea Time Montreal last year was also a great opportunity to get to know how awesome @jasoncosta, @rno and the rest of the team are. Visiting Twitter HQ in the last few months gave me a taste of the vibe in the office. Met the mythical @episod, he’s even better IRL than online. Had the chance to have @kurrik torture me with a technical phone interview stretching my limits (he did have a relaxed lunch on premise with me at Twitter HQ the next time we met).

So I am packing my stuff and moving across the continent (and the border) towards San Francisco. Leaving the Montreal startup ecosystem was not an easy decision. I will always be the guy “from Montréal” wherever I am. I even think it’s a good thing for the network to have nodes close to the central processing unit. I have another post on that topic brewing… One thing will not change, you can still read me and reach me here at http://www.afroginthevalley.com and @froginthevalley (et aussi @sylvaincarle en français). I can’t find the right words to express my eagerness to hit the ground running. I am pretty confident the pent-up energy I have will find appropriate thermodynamic conductors inside Twitter’s organization. I leave you with some old school rock, re-interpreted by one of my teenage years favorite California band from the ’90s, The Infectious Grooves.

“I come from the land of ice and snow, from the midnight sun where the hot springs flow… On we sweep with threshing oar, Our only goal will be the western shore.”

Version courte, en moins de 140 caractères:

Lundi prochain je joins @Twitter en tant que developer advocate (évangéliste techno). Je re-déménage en Californie! http://j.mp/part-deux.

Voici la version longue “en buvant un espresso allongé”.

Quand j’ai annoncé que je quittais Needium en Février dernier, je ne savais pas ce qui m’attendais ensuite. En fait, je savais deux choses: je ne me relancerais pas tout de suite dans une autre petite startup (la mienne) et je ne voulais pas travailler chez une “grosse” compagnie internet comme Google ou Facebook. Le bon “fit” culturel étant plus important que tout autre critère.

J’ai cherché cette perle rare qui pouvait me permettre de continuer d’explorer les domaines qui me passionnent depuis 15 ans: communication, média, social, temps réel, local/géo, APIs et avec une forte culture “open source”. En réfléchissant à cette “pas trop petite ni trop grande” compagnie, il est devenu assez clair que je devrais probablement m’exporter (à nouveau) de Montréal pour rencontrer mes objectifs. Je suis parti en “road trip” en mars et avril, Austin, San Francisco, New York. Je me donnais trois mois pour arriver à trouver ce que je cherchais. Vous pouvez probablement deviner la courte liste que j’avais en tête et des opportunitées que j’ai pu considérer durant cette période. Merci à tous les geeks entrerpeneurs que j’ai rencontré alors, ce fût hautement stimulant.

Je suis finalement arrrivé à une très courte liste de 3 compagnies, chacune à une phase de croissance très différente, du point de vue de leur plate-forme aussi. Le role de “developer advocate” était un fil conducteur commun, les APIs aussi. Le fait que ça serait probablement à NY ou SF de même. Après plusieurs semaines à considérer mes options, après quelques processus d’entrevues pas mal rigoureux et avec une bonne dose de patience, j’ai finalement trouvé mon match “parfait”. Et si j’utilise les guillemets c’est bien juste parce que je suis un pragmatique, mais je suis connu pour abuser du point d’exclamation aussi: je vais me joindre à l’équipe de Twitter comme “developer advocate”! (D’ailleurs faudrait bien que je trouve le terme le plus juste pour traduire ça en français, évangéliste techno est la plus proche approximation que j’ai pour l’instant, mais il y manque le côté bi-directionnel du rôle).

L’équipe de Twitter fût exemplaire durant le processus. Ça n’a certainement pas pu nuire que j’ai rencontré @rsarver avant qu’il ne se joigne à Twitter, lors d’un wherecamp au campus de Google il y a quelques années (de mémoire, j’étais bénévole pour transporter des barils de bière, hehehe). Le fait aussi que j’ai pris l’initiative d’organiser Twitter Tea Time Montreal et des “twitter hack nights” m’a permis de connaître @jasoncosta et @rno et de constater l’esprit d’équipe et d’excellence de la compagnie.

Alors oui, j’ai fait mes valises et déjà déménagé en californie, c’est de là que je vous écris. Quitter Montréal et le Québec ne fût pas une décision facile. Je vais demeurer le gars “from Montréal” peu importe ou j’irais. Je suis même convaincu que c’est une excellente chose que l’Écosystème des startups montréalias puisse avoir des antennes à San Francisco dans une des grandes compagnies internet. J’ai très hâte de commencer (lundi prochain!) et j’ai de l’énergie comme pas possible. Une chose ne changera pas, vous pourrez toujours me lire ici sur afroginthevalley.com et @froginthevalley (en anglais) et @sylvaincarle (en français).

Le lendemain…The day after…

Oui, je vous ai suggéré de m’envoyer un courriel hier. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’apprécie vraiment!

Maintenant j’ai 150+ courriels auxquels je dois répondre… ça va me prendre quelques jours.

Aussi, pour un café, un lunch, un verre, une rencontre: ça me tente, mais je vais devoir gérer un horaire assez plein, avec quelques semaines à l’extérieur de Montréal en plus. Mais si vous êtes à Austin au SXSWi, ça pourrait être une très bonne place pour prendre un verre avec moi.Oui, je vous ai suggéré de m’envoyer un courriel hier. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’apprécie vraiment!

Maintenant j’ai 150+ courriels auxquels je dois répondre… ça va me prendre quelques jours.

Aussi, pour un café, un lunch, un verre, une rencontre: ça me tente, mais je vais devoir gérer un horaire assez plein, avec quelques semaines à l’extérieur de Montréal en plus. Mais si vous êtes à Austin au SXSWi, ça pourrait être une très bonne place pour prendre un verre avec moi.

Slipping on the SOPASe faire passer un SOPA

Today afroginthevalley.com is in black, because the internet is too important to leave it at the mercy of a few American lobbyists.

The best Canadian page on the subject is on Michael Geist’s blog (with some specific national action items).Aujourd’hui, afroginthevalley.com est en noir, parce que l’internet est trop important pour être à la merci de quelques lobbyistes américains trop influents. Je saute dans un train déjà bien en marche, rien d’original ici, mais je me devais de le souligner.

La meilleure page canadienne sur le sujet est sur le blog de Michael Geist (avec quelques liens pertinents pour notre politique nationale).

Quoi de mieux que la société au complet comme système à “hacker”?

Un article très inspirant (en anglais) qui explique bien pourquoi un jour je ferais de la politique (comme si je n’en faisais pas déjà, mais disons “professionellement”).

Information Diet | Why Developers Should Run for Congress.

Third, great developers are systems fixers and systems hackers. There is no system more ripe for elegant process hacks than the United States House of Representatives. Put a developer in Congress, and they’ll start exposing data on their own. They’ll build systems to make it so they can hear from their constituents better. Just as Ted Kennedy had his staff make the first Congressional website, a developer in Congress will seek to use new technology to make their job easier. That’s what hackers do.

Via Bryce Roberts.

PS. “Hacker” comme dans le sens de “trouver une solution créative et ingénieuse”, pas comme “pirater”. Voir la définition de Wikipédia.

Acheter des livres en papier

J’ai publié un état d’âme ou je déclarais:


On m’a demandé pourquoi… voici:

Pour des livres “historiques” dont le potentiel social de “tu devrais lire ça, tiens prends ma copie”, j’aime mieux commander des livres en copie physique.

Aussi pour des livres de références que je veux avoir dans ma bibliothèque et qui en plus d’être pour la lecture, déclarent de leur tabelette l’identité que je projette (réelle ou désirée).

Les trois dernier commandés ainsi:

1. Where Wizards Stay Up Late: The Origins Of The Internet
2. Ghost in the Wires: My Adventures as the World’s Most Wanted Hacker
3. Hackers: Heroes of the Computer Revolution – 25th Anniversary Edition

Ce sont des livres que j’espère faire lire à mes enfants un jour, plus pérennes et avec un plus grand potentiel de sérendipité en papier qu’en format électronique.

Ce qui n’empêche pas que je commande plein de livres en format électronique aussi, c’est une tendance additive, pas substractive.

Voilà.

Ceci explique ceci

I can’t remember how I found this, but I suspect that this quote explains how I found this quote:

The discovery process is remarkably social, and the social interactions come in amazingly diverse forms. Sometimes it’s overhearing a conversation on Twitter between two complete strangers; sometimes it’s the virtual book club of something like Findings; sometimes it’s going out to lunch with a friend and bouncing new ideas off them. It’s the social life of information, in John Seely Brown and Paul Duguid’s wonderful phrase — we just have so many more ways of being social now.

Via stevenberlinjohnson.com: Anatomy Of An Idea