Webcamp demain, comment ça s’annonce?

En tout cas, voici un extrait verbatim de la planif en cours pour webcamp :

Red Six: I got a problem here.

Martin Skywalker: Eject!

Red Six: I can hold it.

Martin Skywalker: Pull up!

Red Six: No, I’m all right… ahhh!

[Porkin's fighter explodes in a ball of fire]

Martin Skywalker: They’re coming in! Three marks at 2-10!

Gold Leader: It’s no good, I can’t maneuver!

Martin: Stay on target.

Gold Leader: *We’re too close!*

Martin Skywalker: Stay on target!

Gold Leader: [shouts] Loosen up!

[Gold Leader tries to escape but is fatally winged]

MartinSkywalker: Martin to Base, lost access to Facebook.

Hans Boutot: I copy, Martin

Hans Boutot: [shooting email tip at Martin] May the force be with you

[Obi-Wan Froggy: Use the Force, Martin].

Martin Skywalker: YAHOOOOO! We’re all clear, kid, now let’s blow this thing and go home!

J’aurais vraiment aimé y être, mais vous serez entre bonnes mains!

L’internet c’est réel!

Texte écrit par une machine et lu par des robots, afin de dégonfler une fois pour toute (pas vraiment, mais c’est ma contribution) l’idée que l’internet ce n’est que “virtuel”.

Ça fait longtemps que je n’ai pas pris le temps d’écrire ici. Vraiment écrire. Quelque chose qui me tient à coeur. Dans l’avion vers San Francisco (sur Québécair, Northeast, Eastern, Western et Panamerican) je fais la lecture du Devoir du samedi, cahier société : “Le capital social et les arts vivifient et solidarisent les lieux urbains“. Wow, un vrai titre écrit tout juste pour m’accrocher on dirait bien, 5-6 concepts qui m’allument et me tiennent à coeur dans une seule phrase…

André Thibeault, professeur-chercheur au dépt. en loisir, culture et tourisme à l’UQTR et directeur à l’observatoire québécois du loisir, nous donne une belle définition du capital social : “C’est tout ce qui relève de la participation, de la réciprocité, de la confiance que les gens ont envers les autres (…)”. Après ça se gâte. Je ne sais pas pourquoi ça doit “se manifeste(r) par l’intermédiaire des organisations et des associations qui existent”. Il fait le pont avec les arts et la culture. Il parle de “gens réunis autour d’une toile sociale”. En puis vlan, le coup fatal : “En fait une sorte d’internet qui n’est pas virtuel”.

TABARNAK!

Je suis tanné de cette (fausse) conception de ce qu’est l’internet. Un livre, est-ce que c’est virtuel parce que l’histoire n’existe pas pour “de vrai”? Un téléphone, est-ce que c’est virtuel, parce que la personne à qui on parle n’est pas “vraiment” à côté de nous? La télévision est-elle virtuelle quand elle permet d’amener dans notre salon Marie-France Bazzo qui discute (sans trop comprendre de quoi elle parle) de Facebook avec des présumés experts sur le sujet? L’internet n’a rien de virtuel. Même les représentation tridimensionelles qu’on peut retrouver dans certains jeux/univers en ligne sont sommes toutes réelles puisque de “vraies” personnes s’y retrouvent.

Tant que les “élites intellectuelles” vont continuer de persévérer dans le mythe de “l’internet c’est virtuel donc pas important”, ils vont complètement manquer le bateau et leur analyse de la société sera de plus en plus décalée de la réalité. Cette rupture (prédite avec justesse par Michel Cartier il y a plus de 10 ans d’ailleurs) entre la société qui est sur le réseau et celle qui ne l’est pas s’accélère avec la montée de la génération des “natifs” et la déconstruction des structures sociales classiques. La religion, l’état, les clubs sociaux, les sports et même le téléroman (cf. Clay Shirky sur la “la télé est le gin de l’ère moderne) sont remis en questions en cette ère de l’individus et des politiciens hypermédiatisés (cf. McLuhan on Media tyranny). Ce qui est évident quand on prends le temps de considérer ce que les humains font sur les réseaux numériques (et bien réels) c’est que la reconstruction des structures sociales passe par l’entremise de l’élaboration d’un individu au sein de ses tribus (au pluriel parce que l’identité aujourd’hui c’est une mosaïque).

Ainsi, il m’est plus facile d’entrer en contact avec mon voisin passioné de littérature (tout comme moi) par le biais d’un forum sur internet qu’à la bibliothèque municipale au coin de la rue. L’un n’est pas au détriment de l’autre au contraire. C’est là que les sociologues pas tout à fait modernes font erreur. Les structures sociales qui se créent sur internet sont le meilleur complément aux structures classiques, parce qu’elle permettent une mise en relation nouvelle, impossible avant. Par ses qualités inhérentes (asynchronicité, proximité, découvrabilité), la construction sociale sur internet est appelée à devenir le moteur principal de toute construction humaine significative (locale/globale, intellectuelle et démocratique) pour la génération actuelle.

Pourtant, l’article porte une autre belle conclusion en son sein : “Cet artiste qui signe le réel, il me transmet à la fois les perceptions de moi-même, de mon milieu, de ma collectivité, ce qui sert à développer plus facilement ma consience du ‘nous’ et mon sentiment d’appartenance”. C’est EXACTEMENT ce qu’internet rends possible, encore plus qu’avant.

Et ça transforme l’économie, les médias, la démocratie, la société du 21ième siècle au complet.

Je pense que je dois aller relire sérieusement Debors, McLuhan et Cartier justement. Et Shirky et Pesce et Lessard aussi.

PS. Je sais que ça pourrait être pris pour du “techno-utopisme” comme point de vue, mais je crois sincèrement que la société de l’information telle qu’on la prédit depuis un siècle (Tofler) se réalise par la le réseau qui permet sa circulation. Et bien que se réseau ne soit pas encore à la portée de tous, il l’est de manière suffisante pour avoir un impact historique, l’époque est marquée, la société de l’information à connu son avènement avec internet.

PPS. Et je sais qu’il existe des problèmes humains graves, la faim, la guerre, la pauvreté, mais cette fois ci je vais prendre l’étiquette de technico-socio-utopiste avec joie, je suis convaincu que la transparence des marchées et la disponibilité de l’information amène vers plus d’égalité sociale. Je suis certain qu’on fini par trouver idiot l’idée de tuer avec une mitrailette le cousin de la fille dont le blogue de littérature étrangère nous passionne, même si on est dans un pays qui vit une époque trouble (et je me considère chanceux que ça ne soit pas mon cas). Bien qu’elle soit “réellement” de l’autre côté de la frontière et que c’est difficile de communiquer avec elle puisque sa langue n’est pas la mienne mais on s’arrange quand même. On pourrait même l’avoir vu sourire, virtuellement, comme ça :-)

PPS. Ça fait du bien d’écrire. Je vous invite à faire de même.

À San Francisco cette semaine…

J’aime bien Seesmic pour ce genre de petites capsules, un peu comme celles que j’avais fait à Las Vegas l’année dernière

De retour…

Après une brève interruption de service, la grenouille dans la vallé, version langue de Molière, est de retour…

Bloguer pour se définir, version intégrale (longue) format PDF

Mon chapître est maintenant disponible en version longue - Bloguer pour se définir (PDF) - sous license creative commons canadienne (vous pouvez partager, modifier et distribuer cette oeuvre à des fins non-commerciales en autant que vous conservez la même license et attribuez la source à l’auteur original - Sylvain Carle / A Frog in the Valley).

Découverte BD du moment

Une chouette BD, comme un mash-up de Rabagliati rencontre Gotlib

L’auteur de ce blog a 35 ans, est marié et père d’une adorable petite fille. Il dessine depuis qu’il est tout petit. Il bosse de jour dans une boîte d’animation et d’effets spéciaux en tant que D.A. De nuit, il rêve de conquérir le monde pour se venger de Nancy B. qui n’a pas voulu sortir avec lui en sixième année, et de tous ceux qui ont ri de lui dans les années ingrates de l’adolescence. Toi! TOI! Toi! Dans les mines de sel! Mouhouhahahaha.

J’ai connu Pascal au secondaire (dans la classe de nerds), retrouvé via facebook ou il m’a demandé quelques conseils pour publier en ligne… je l’ai encouragé à se partir un blog. Je suis très content de profiter du résultat!
À lire : Mon petit nombril.

Du Néo-Gala truc-muche et tout ça…

Ah oui. On avait parlé de ça hein… Il l’a fait. Je vais updater ce post ce week-end avec ma sélection de “ce que j’aime du web et les qui et les quoi et les comment”. Ou quelque chose du genre. À suivre.

Miss Pepsi, Internet et Moi

Je n’organise pas de concours. Je n’aime pas les concours. Le seul vrai concours, c’est le marché.

J’aime mieux qu’on commente plutôt qu’on coure (après sa queue).

Par contre, j’ai réfléchis un peu sur les sites en flash et sur les raisons qui font que je n’aime généralement pas ce type de site, ce n’est rien contre le style ou les gens qui les fabriquent, c’est une question de culture. En une phrase : je n’écoute jamais la télé mais je lis énormément.

L’autre aspect : les gestes médiatiques en réseau ne sont pas supportés par la plupart des sites en flash. Ils sont conçus pour être vus, permettre une interaction encadrée dans le contexte prévu par les créateurs, mais pas pour être eux même objets d’interactions et de conversations.

La première règle cardinale du web c’est l’hyperlien et la plupart des sites en flash pêchent dès le premier commandement. La suite un moment donné si je trouve un peu de temps pour écrire plus en détails ma réflexion.

Donc, pour résumer en une ligne pour ceux qui n’aurait pas pris le temps de lire mon billet initial au complet : je n’ai rien contre les boomerangs, je trouve simplement que ce n’est pas représentatif de ce qui se fait de mieux sur internet au Québec. Voilà, c’est tout. Je vous invite à partager vos trouvailles et à en discuter. Ça c’est dans ma culture!

De l’inspiration du moment…

Via Twitter et status Facebook, sérendipité musicale de fin de soirée :

# afrognthevalley : listening to DRI on musique plus and feeling energized and old at once, quite bizarre… 22 minutes ago
# afrognthevalley : couch slouch, that’s punk music… 14 minutes ago
Patrick Desmarais wrote at 12:07am :

Damn tu me fais écouter des archives avec ton vieux DRI! J’pouvais pas m’empêcher de peser sur play! Qu’est-ce que tu mets après? ;)

Sylvain Carle wrote at 12:17am

Patrick, le seul mixmp3 possible après DRI : Suicidal Tendencies (genre ‘institutionalized’?), suivi de infectious grooves (immigrant song ou punk it up), transition en Béru (Salut à toi ou un récente du chant de meutes, live à Québec), NOFX (un vieux classique ou le remake des champs élysés), ensuite conclusion en Vulgaires Machins. Me semble que ça devrait faire l’affaire!

Ça fait partie de ce que j’aime du réseau… l’émergence et la connection (l’ambiant intimacy) que permet le moment (presence) et l’improvisation de fin de soirée… J’sais pas, il me semble qu’il y a quelque chose là de signifiant.

Néo Concours 2.0

Tiens, excellent idée de CFD, c’est constructif en plus comme suggestion!

C’est simple, tout le monde peut être juge, tout le monde peut être partial (ou même impartial si ça vous chante) et j’autorise même les conflits d’intérêt (tant qu’à la jouer ouverte, on va la jouer ouverte!). Le 11 janvier à 14h00, vous devez publier sur votre blogue (oui, oui à vous!), vos trois meilleurs sites/projets de 2007, et vos trois personnalités web de 2007. Vous devez, en introduction, nous expliquez vos critères et votre démarche, et pour chacun des sites/projets et des personnalités vous présentez votre analyse.

Allez aussi voter pour la nouvelle sur Digg si vous aimez l’idée.