Un classique, originalement publié en janvier 2004 mais ça complète une discussion débutée sur mon carnet anglo...
J’ai bien rigolé en lisant cet acronyme… Le ratio signal-bruit dans la carnetosphère n’est pas très fort depuis quelques semaines au sujet des réseaux sociaux facilités par internet… Sérieusement, qui est-ce qui veut réellement partager ses meilleurs contacts avec n’importe qui, de façon automatisée?
Clay Shirky, déclarait dans un récent article de Wired sur les connectors au sujet de sa méthode d’introduction par courriel: You have to be careful about which level you use. If you do it right, it’s just enough of a spark to get people close. L’inverse est tout aussi vrai.
En effet, c’est quoi cette histoire d’être ami avec tout le monde?
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Dans mon réseau, personnel, social, d’affaire, il existe plusieurs gradations, et bizarrement (ou non après tout), la classification se fait selon l’endroit ou je garde l’information relative à chaque lien social et la manière d’entrer en contact… en ordre d’importance inverse, voici donc ma liste:
- À part pour se vanter d’être populaire ou pour mesurer son capital social (et son ego), un site du genre friendster ou ryze est le dernier endroit ou je mettrais les informations importantes. Surtout que c’est “loin” d’accès.
- Par weblogs interposés. Je vous lis souvent, je vous cite, vous me citez, vous m’hyperliez. Relation indirecte, mais qui permet de faciliter le passage aux autres niveaux.
- Dans mon carnet d’adresses courriel. On se connait assez pour se poser des questions par courriel, mais pas formellement, premier niveau d’interaction directe.
- Dans mon Palm. Information assez importante pour que je fasse l’effort de la capturer et de l’organiser, contacts sporadiques mais significatifs.
- Dans ma liste de contact par IM, peu importe le réseau, j’utilise un client multi-protocoles (fire)… plus c’est instantané, plus ça devient intime.
- Dans mon téléphone cellulaire. On se parle souvent au téléphone, plusieurs fois par mois.
- De mémoire, avec quelques trucs pour l’aider, les gens que je fréquente souvent, le petit cercle, les amis.
- Par coeur, sans moyen mnémotechnique additionnel, les relations les plus fortes.
Il existe d’autres axes d’analyse, mais j’ai été surpris de constater comment mon réseau social s’organisait naturellement sur celui-ci. Plus une relation est intime, plus l’information devient importante, plus celle-ci est gardée physiquement près de moi…
Les sites de réseautages ont un certain potentiel pour accéler le passage de l’inconnu aux cercles plus intimes s’ils s’appuient sur les autres réseaux existants pour bâtir de nouveaux liens (les tribus existantes, les amis d’un ami). Mais sans l’existence de moyen de contact plus personnels (par excellence: le carnet), je ne pense pas qu’ils iront bien loin.
Pour citer une phrase que j’ai lu récemment (dont je ne retrouve plus la source): it’s not a market, it’s a feature. Par contre, les protocoles d’écahnange de données et les formats pour encoder ces données… ça c’est intéressant!