Peter Broderick introduit sa présentation avec le fait que le modèle de distribution “classique” existe depuis un siècle et à connu une seule révolution, les cinéastes sont dépendants des “middlemen”, d’intermédiares qui controlent la distribution.
Maintenant, il existe une bonne culture de cinéastes indépendants. Ils développent de nouveaux modèles de distribution. Surtout, ils sont en relation avec leur auditoire. Ils ont un solide auditoire principal (”core audience”, pas certain de la traduction appropriée. noyau d’auditoire?). Leurs films existent souvent en plusieurs versions et leur public est global.
Il donne de très bons exemples de distribution directe, Faster, Being Caribou, Reversal et Outfoxed. Il parle aussi de Napoleon Dynamite… qui a commencé sans distribution en salles. Il nous présente aussi Tyler Perry, un autre cinéaste qui a trouvé son public cible et qui a vendu plus de 30 milions de $ de DVD directement de son site web.
Un autre exemple est The Secret, diffusé seulement sur internet à 4.95$ par visionnement. 90% de ceux qui l’ont regardé en ligne ont aussi acheté le DVD. Ce projet utilisais la technologie de Vividas pour avoir une version très haute qualité (j’ai rencontré leur représentant de Montréal il y a quelques mois et c’est très prometteur). Ils ont vendu à ce jour 250 000 DVD en-ligne.
Un point clef c’est que la majorité de ces réalisateurs gardent leurs droits. Ils négocient certains droits avec les distributeurs et les réseaux de projection mais ils gardent le contrôle de leur film (ce qui semble naturel mais est un impressionnant renversement de la norme actuelle).
Quelques idées intéressante, les “house partys”, projections maisons de films engagés, ou la discussion qui suit est l’objectif du film… Un autre axe est de collaborer avec des organisations locales ou nationale pour des causes.
La citation la plus intéressante “I think our mindset has not kept up with the technology“. C’est vraiment là le plus grand défi. L’industrie du cinéma, les réalisateurs et les producteurs n’ont pas la “culture” internet. Pas encore, peu d’entre eux (pour les plus jeunes, ça semble une évidence). Les réalisateurs doivent se représenter en ligne, avoir un site personnel et présenter ne serait-ce que la manière de les contacter et la liste de leurs films…