Session modérée par Scott Kirsner. Avec Ira Deutchman, Donald Ranvaud, Bjorn Koll et Kees Ryninks.
La distribution et la présentation (exhibition est le terme utilisé en anglais) ont été immuables pendant longtemps. Le marketing est relegué aux studios, il ne rete pas vraiment d’options pour les autres joueurs de la chaine de production d’un film. Ce qui fait que le modèle en place favorise uniquement la rentabilité des studios. La recette “dépenser plein d’argent” et “voir ce qui fonctionne” est très coûteuse et n’est possible que pour les 2-3 plus grands sutdios de production. Aujourd’hui, un film grand public doit faire sa rentabilité lors du premier week-end en salle. Cet état des choses ne laisse pas grand place pour les films “coups de coeur” et les recommandations entre amis, le bouche à oreille.
Il est certain que les distributeurs veulent minimiser le risque. Présentement, ils se gardent tous les droits possibles dans les contrats standrads. La projection numérique permet de contourner un des grand frein au changmenent, le besoin “d’imprimer” les films sur pellicule et de les distribuer, un processus couteux et complexe. Un autra avantage du numérique est au niveau de la programmation en salle qui devient alors extrêmement flexible, ce qui était auparavant impossible logistiquement.
Quelques exemples d’innovations dans ce domaine : montrer un “classique” une seule fois avec invitation et confirmation (personne ne réserve ses billets habituellement pour le cinéma, très difficile de prévoir). Planifier la “syndication” de certains films de festivals dans des villes partenaires, pas seulement sur le lieu du festival. Le modèle économique actuel est tributaire de l’impression et de la distribution de bobines. Le numérique permet de changer tout ça.
Les cinémas sont réellement des endroits sous utilisé. Avec le cinéma numérique, il est possible d’ouvrir les lieux aux communautés locales. C’est ce qui se passe au Brazil avec le programme gouvernemental de cinéma numérique. Il est encore difficile pour les cinéastes indépendants de se faire présenter dans les cinémas numériques, mais nous assistons au retour de l’opérateur et du programmateur indépendant aussi, du moins à une échelle plus humaine il semble.