Lu ce matin sur Facebook (dans le groupe SUR LE WEB) : Il ne faut pas tomber dans la paranoia ni dans l’angélisme avec FACEBOOK
Une série d’articles publiés hier dans LE JOURNAL DE MONTRÉAL ont pu semer une certaine inquiétude quant à la sécurité de FACEBOOK.
Je ne suis pas le genre à tomber dans la paranoïa… autrement je ne serais pas membre de FACEBOOK mais je pense qu’il ne faut pas être naïf… ce serait bête toutefois que les gens s’éloignent de FACEBOOK par peur d’être victime de fraude.
J’ai donc fait une chronique ce matin pour inciter les gens à une certaine prudence. J’ai ajouté un lien vers un article publié dans le journal virtuel RUE89. (je me verrais mal faire un lien vers le site de CANOE sur le site de RADIO-CANADA…)
Ça m’a tout de suite fait tiquer parce que :
- C’est vraiment le tipping point des réseaux sociaux internet, couverture dans les médias généralistes, le Journal de Montréal et Radio-Canada… prochaine étape : jumping the shark.
- Ça démontre aussi que la culture des réseau est bien loin d’être implantée si on a besoin d’expliquer de manière si générale des concepts si évidents (d’où le XYZ dans mon titre, ça s’applique à n’importe quel espace public, pas juste Facebook, mais Facebook c’est le buzz du moment)
- Ça démontre encore plus que la culture des journalistes n’est pas web. “je me verrais mal faire un lien vers le site de CANOE sur le site de RADIO-CANADA” c’est une des plus grosses énormité que j’ai lu sur un blogue (sérieux) depuis longtemps. En tant que journaliste il a pourtant cité ses sources dès l’introduction, pourquoi pas le faire de la bonne manière sur internet avec un lien vers Canoë? Le lien est l’essence de web, ça ne se nomme pas une toile pour rien! L’article est ici sur Canoë : Facebook cessez d’être naïf.
- Mais bon, pas de lien vers la chronique sur son propre blogue non plus, au moins c’est fair play, égal pour tout le monde, pas de lien pour personne! C’est peut-être parce que c’est difficile de lier directement un article sur son propre espace de publication internet… (ah tiens, c’est ici pour le lien direct).
3 Commentaires
Toujours bizarre de voir le fosse entre journalisme et vie en-ligne. Me semble qu’apres pres de 15 ans, les journalistes pourraient comprendre le concept…
Pour ce qui est de la popularite de Facebook dans la sphere mediatique, on dirait que c’est en partie un phenomene canadien. On parle de Facebook un peu partout mais on dirait que les journalistes canadiens se sont interesses plus particulierement au phenomene depuis la fin du printemps dernier. Deja, les fonctionnaires ontariens qui se sont fait interdire l’acces a Facebook, ca les a fouettes.
Tu m’enlèves les mots de la bouche! Comment des journalistes si sérieux peuvent-ils manquer autant de nuances? Ça m’étonne d’un côté comme de l’autre!
La nuance tient à un réflexe corporatif de la part du journaliste. Dans les médias trad, on ne cite pas le concurrent. Point.
Mais encore plus nuancé, encore, je crois comprendre aussi qu’il agit undercover, car il ne veut pas lier son profil officiel, afin d’avoir sa propre voix.
Il existerait donc des règles, non écrites j’imagine, qui lient la personnalité du journaliste à son institution. Quand il est en “dehors”, il ne peut pas parler avec son “nom” (qui appartient à l’institution). Même s’il porte le même “nom” dans le domaine privée, il doit absolument se dissocier de “lui-même” en évident de “citer” son “lui institutionnel”.
Ce cas de vampirisme identitaire est déplorable.
On va voir ce qu’il pense de mon hypothèse, s’il me lit jusqu’ici. Me trompe-je?