Tel que soulevé sur le blogue de Michel Leblanc aujourd’hui - encore lui! ça devient une manie, ne vous en faites pas, j’ai des hyperliens en quantité inépuisable pour les autres aussi, c’est un processing bottleneck qui me retient - le thème du moment : bloguer pour d’autres (blogues collectifs).
J’ai donc pensé faire un récapitulatif des conditions et situations ou j’accepte de “bloguer pour d’autres”, que ce soit dans un blogue collectif, pour couvrir un évènement ou pour parler de vos “produits et services”. Notez que j’ai eu la chance de faire tout ça dans les dernières années… Alors voici les quelques règles de base pour que je blogue “pour vous”…
1. Je blogue très rarement pour compensation monétaire. Ça me permet entre autre de ne pas m’empêtrer de contrats et de conditions à remplir. Les rares fois ou je suis payé pour bloguer, je le mentionne (comme dans le cas du dernier CES à Las Vegas, j’étais payé par Sympatico/MSN). Je n’ai rien contre les gens qui bloguent et qui sont payés pour ça, au contraire. Mais pour ma part, mes contrats de consultation comme architecte technologique ou stratège sont mon gagne-pain, pas le blogue, comme le dit Doc Searls “it’s the becasue effect“.
2. Parfois je blogue parce que ça me donne accès. À des conférences, des produits des gens. Je ne reçois pas d’argent non plus pour ça, mais je vais mentionner de qui vient la demande et ce que je reçois en retour, par exemple au dernier Web 2.0 Expo, mon accréditation média me venait de Canoë. Au dernier Digimart, j’ai blogué pour avoir accès, ça payait mon entrée et ça accélérait mon réseautage). Quand je reçois des produits à évaluer (livres techno, téléphones cellulaires haut de gammes, ça s’en vient je vous publie ça bientôt!) c’est à titre gracieux. Si c’est poche, je le dis, si c’est bien je le dis aussi et pourquoi.
3. Je blogue si je peux et si je veux. Quand mon blogue devient une job ou une corvée, je le l’abandonne pour un temps. J’ai bien assez de boulot, je blogue par plaisir (et pour me définir aussi, bien entendu).
4. En général, si je suis publié ailleurs je veux que mon nom soit clairement indiqué avec un lien vers mon blogue et idéalement sous une license de publication creative commons.
5. Je peux utiliser mes outils d’écritures favoris (Ecto ces jours-ci). Si j’ai besoin d’entrer le contenu à nouveau dans une autre interface ça réduit le risque de publication de ma part - en language technique : si votre blogue supporte les normes ouvertes d’API de blogues comme metaweblogapi ou xmlrpc, c’est ok mais je ne vais pas écrire dans une petite boîte texte “optimisée pour internet explorer sur windows”, oh non. Never again.
6. Je fais des fautes d’orthographes et parfois je ne vérifie pas toute mes sources. J’utilise des expression anglaises (mais je tente de les mettres en italiques). C’est “juste un blogue”. Je n’ai pas la prétention d’être un journaliste, je n’ai ni la patience ni la rigueur de ceux-ci. Le blogue est mon porte-voix, souvent mon exutoire et mon lieu de brainstorming.
7. Quand je reçois une demande, mon premier réflexe c’est WIFM? What’s in It for Me? Est-ce que c’est une opportunité de faire entendre ma voix, rencontrer/discuter avec des gens intéressants ou tout simplement un sujet qui me passionne?
8. Si vous désirez que je blogue pour vous, vous devez comprendre qu’on fait une association plus ou moins temporaire de brand. Vous associez votre marque (avec ses qualités et ses défauts) à la mienne, celle de Sylvain Carle aka A Frog in the Valley (avec ses qualités et ses défauts). Je peux évaluer un Nokia E62 ou un N95 mais pas un milieu de gamme ou un de base. Ce n’est pas moi.
Je peux évaluer un téléphone-caméra haute définition de Sony-Ericsson mais pas un modèle “retour à l’école”. Je vais couvrir Linux et Apple, mais pas Windows Vista, ce n’est pas moi. Alors si vous apprenez à me connaître, vous avez beaucoup plus de chances que je réponde positivement à votre demande. Pensez technologie émergente, média numériques… allez lire ça si vous cherchez des angles d’approche.
En plus, la plupart du temps je tente d’être poli et courtois et je respecte votre travail, je comprends pourquoi vous avez soudainement besoin de moi, ça fait des années que j’ai compris ça.
PS. ah oui, des fois aussi je suis un ironique et sarcastique. Parfois je suis très sérieux. Parfois pas du tout. Ça fait partie du personnage, voilà.
[tags]blogs,blogues,pourquoibloguer,socialmedia[/tags]
4 Commentaires
Je suis venu ici parce que j’ai été «teasé» par ton changement de «status» sur face-machin. Je pensais qu’utiliser l’expression «brûler les doigts» voulait dire que tu en avais envie, mais que tu devais te retenir…
Ayant lu, je me demande pourquoi tu te retenais?
C’est de la fausse représentation ce «post».
Bloguer pour d’autres, ça n’existe pas. C’est connu… Les blogueurs ne pensent qu’à eux
Je veux dire… les gens qui disent qu’ils font ça pour les autres, faut s’en méfier non?
Ha, ça me brûlais les doigts parce que je veux bloguer sur ce sujet depuis que j’ai commenté sur le billet de Michel cet après-midi, mais je devais terminer d’autres trucs de boulot avant.
En ce qui concerne ce que j’aurais envie de dire mais que je ne peux pas dire, je dois avouer que je ne sais pas à quoi tu pourrais faire référence, mais que si je pensais à quelque chose, c’est possible que je puisse décider hypothétiquement de me servir de face-machin, twitruc ou autre appendice médiatique social pour en parler. En théorie en tout cas.
C’est interessant, car de plus en plus de gens veulent avoir un blogue mais ne sont pas interesses a l’ecrire. Evidemment l’embauche est un moyen, mais vous avez raison d’encourager les gens a vous connaitre avant de vous proposer des mandats. Ca produit une meilleure relation et de meilleurs billets, a mon avis.
En passant, Problogger.net a des job boards ou on peut embaucher des blogueurs (jobs.problogger.net), tout comme Performancing.com, un autre gros site de blogues.
(Et j’ai, depuis le moment ou ces deux la ont lance leurs services d’embauche de bloggeurs, le nom de domaine hirebloggers.com, si ca interesse qqn en tant qu’acheteur…)
En tout cas, ca fait plaisir de faire connaissance avec votre blogue, Sylvain! (C’est Gabriel du Yulbiz… on s’etait parle de votre t-shirt Digg et de la conference ou vous avez blogue pour Canoe.)
p.s. Le “tu”, ca irait?
Excellent blogue, content d’avoir suivi ton url a travers SEOMoz
En passant, c’est une très bonne attitude pour le “Guest Blogging” que tu partages là, et en lisant tout cela, ca me donne le goût de t’inviter à venir Guest bloguer pour nous
3 Trackbacks
[...] Hier je faisais un coup de gueule contre ces demandes intempestives qui sollicitent mon jus de cerveau et mes contenus gratuitement, pour le plus grand bien de leur blogue collectif. Plus tard dans la soirée, je soupais avec le copain Guillaume Brunet puis je suis allé faire un tour à Yulblog oû on me parla de ce billet. Notamment, Carl Charest me posa quelques questions qui me firent réaliser que je n’avais peut-être pas été suffisamment clair dans mon propos. Il me dit même que de lire mon billet donnait l’impression que j’étais maintenant une star à la grosse tête, qui ne se souciait plus du bien collectif maintenant que j’avais réussi. Puis ce matin, je lis les billets de Fagstein et de Sylvain Carle, qui complémentent admirablement bien ma pensée. Reprenons donc les arguments. [...]
[...] What I found interesting here was the different reactions from the local blogging community. The TechnoMontreal contacted known bloggers in marketing, technology and other related areas to contribute to the blog. Michel Leblanc, a internet marketing specialist, wrote that it didn’t make sense at all, as if TechnoMontreal wanted him to work for free. I know from other contacts that he isn’t the only blogger who has the same thoughts. Sylvain Carle wrote that if he blogged for another organization, then it must show him “what’s in it for me” before he considers contributing to the blog. Philippe Martin added to the discussions, mentionning conversations and what’s the essence of a blogger. (all links in french) [...]
[...] Plusieurs blogueurs d’affaires dont Sylvain Carle, Michel Leblanc et votre serviteur ont que fait état, récemment, de demandes de plus en plus fréquentes d’organismes désireux de profiter des services des blogueurs d’affaires de la Métropole et ce, gratuitement. Dans le cas des entreprises, il est plus souvent question de rémunération et Sylvain Carle en a déjà fait état. Tour cela pour vous dire que Médias Transcontinental vient de lancer une nouvelle initiative du genre. Initiative, somme toute peu courante au Québec mais fort répandue chez nos voisins du Sud ainsi que chez nos«cousins» en Europe. Le blogue de l’ami Loïc LeMeur en est la preuve vivante… [...]