Voici un premier extrait de mon chapître du livre Pourquoi Bloguer? qui est en vente (en-ligne) présentement et sous peu en librairie. J’ai déjà posté sur le sujet avant, si vous avez besoin d’un peu plus de contexte. Le texte complet (version longue, différente de la version courte du livre) sera complètement disponible dans la section spécifique de ce blogue : bloguer pour se définir.
Alors voici la première partie, intitulée “Il était une fois, une grenouille dans la vallée“.
Un peu à la manière d’une fable, l’auteur nous propose d’apprendre au fil de l’histoire quelques leçons de vie. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que le résultat de la sérendipité inhérente à l’exploration blogosphérique…
Il était une fois une grenouille, dans la vallée
Jadis, dans un passé fort, fort lointain, à l’époque ou l’internet n’était pas encore utilisé par ma mère pour m’envoyer des photos de mes enfants, à l’ère ou même le fait d’avoir un ordinateur à la maison n’était pas chose commune, je fût inoculé du virus de la communication en réseau. En fait, je dois l’avouer, ce ne fût pas un événement fortuit. Un peu comme l’apprenti sorcier qui entre-ouvre la porte du laboratoire de son maître alors que celui-ci est parti cueillir de la rosée d’un matin de pleine-lune, j’ai découvert l’informatique à suivre les traces de mon père. Il travaillait dans une de ces grandes tour du centre-ville, à un étage ou l’entrée était restreinte aux détenteurs d’un code spécial pour déverrouiller les portes, un décor digne des films d’espionnages qui me fascinaient tant. J’ai souvenir des quelques visites ou j’ai pu m’imbiber de ces écrans aux caractères verts sur fond noir, aux machines avec d’immenses rubans magnétiques remplis de données que j’imaginais hiéroglyphiques, de ces claviers qui claquetais sans arrêts sous les doigts de mon père qui invoquait les commandes cabalistiques du mainframe
antique…
J’eus tôt fait de le convaincre (ou est-ce que ce fût l’inverse?) que l’acquisition d’une pièce d’équipement similaire pour le domicile familial ne saurait qu’être bénéfique à mon éducation qui suivait son cours, un peu laconique dois-je vous le confesser, afin d’ouvrir les portes du savoir et d’épancher ma soif de ces machines mystiques. Après tout, nous avions bien une console Atari, utile un tant soit peu pour la distraction des jeunots de la maisonnée, mais maintenant que je pouvais faire des parties parfaites de Pac-Man, de Space Invaders et de Frogger, l’intérêt envers ladite console allait en diminuant. De plus, mon jeune frère commençait sérieusement à maîtriser la chose, mon statut de grand-frère avait besoin d’un nouveau terrain pour contenter son ego d’ainé. Je ne vous raconterais pas de quelle manière mon jeune frère au cours des années qui suivirent établit son ingéniosité de manière convaincante sur les bêtes à claviers que je tentais de dompter, je lui laisse le privilège de vous le raconter un jour s’il décide de se mettre à bloguer. Il suffit de dire pour conclure que dans notre domicile de banlieue sud des années quatre-vingt, le mot nerd n’avait pas encore fait son apparition officielle au dictionnaire mais quelques spécimens bien vivants étaient déjà en pleine croissance.
Trêve de nostalgie, je vous propulse chers lecteurs et lectrices au moment où, quelques génération d’ordinateurs maisons plus tard, une pièce d’équipement cruciale allait faire son entrée dans l’enclos de périphériques : un modem.
Petit aparté wikipédien avant de continuer :
Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
Le modem (mot-valise de modulateur-démodulateur), est un périphérique servant à communiquer avec des utilisateurs distants. Il permet par exemple d’échanger (envoi/réception) des fichiers, des fax, de se connecter à Internet, d’échanger des e-mails, de téléphoner ou de recevoir la télévision.
Techniquement, l’appareil sert à convertir les données numériques de l’ordinateur en données analogiques transmissibles par une ligne de téléphone classique et réciproquement. Aujourd’hui dans le monde de la Voix sur IP ces données analogiques peuvent être également transmise dans une communication voix encodée sans aucun type de compression.
Tiré de http://fr.wikipedia.org/wiki/Modem
Un peu sèche comme définition, je me dois de consentir avec vous. J’aurais plutôt écrit « Le modem est un appendice technicomagistique qui permet (après certaines invocations appropriées) d’entrer en contact avec l’au-delà cybernétique qui s’avère populé d’individus tous plus intéressant les uns que les autres, à part les trolls, quoi qu’ils puissent être amusants pour un temps. ». Le formalisme de ma définition peut laisser à désirer mais je me devais de ré-insulfer un peu de magie dans cet acte de connection viscérale à l’univers hyperlié, acte qui est aujourd’hui banalisé par la jeune génération encore à l’école. Banalisé au point qu’écouter la télévision est un acte plus exceptionnel que d’être en contact constant avec leurs amis sur le réseau. Pour une très large définition du terme « ami » qui plus est. Je me fais vieux et nostalgique je crois. M’enfin, poursuivons. Il eu l’époque avant le modem et l’époque après le modem. Comme la découverte Kubrickienne d’un monolithe noir. 2001 l’odyssée de l’espace est d’ailleurs basé sur un livre d’Arthur C. Clark, un de mes auteur préféré et père de la citation suivante (traduction libre) : Toute technologie suffisament avancée est impossible à distinguer de la magie. Voilà, maintenant tout s’explique!
La suite bientôt!