Réaction à la flashturbation et la boomeragnite

J’ai laissé un long commentaire sur le billet Front de boeuf de Patrick Tanguay, son coup de gueule contre la flashturbation aux prix boomerangs. Je le reproduis ici pour assurer sa distribution (un des principes clef d’ailleurs, la distribution et l’atomisation, le contraire de la portalisation)

(puisque nous ne sommes pas satisfait de l’état des choses…)

On sait ce que nous reste à faire. On organise un concours nous même et on décide des règlements et des grilles d’évaluation.

Sérieusement, les prix boomerangs récompensent ce que les gens qui organisent, jugent et participent aux prix boomerangs veulent voir, soit de “l’expérientiel” parce que ça se vends mieux au client et que c’est adapté au cycle “on vends, on produit, on passe au projet suivant” des grandes agences interactives qui ont leurs racines dans l’industrie de la publicité.

Oui, c’est de la grosse généralisation, oui il y a parfois des individus, ou des projets ou des agences qui sortent du moule “flashturbatoire”. Mais on ne peut pas blâmer un processus biaisé de produire des résultats biaisés (et si on organisait un concours des sites webs les plus accessibles, ça serait naturellement biaisé vers un type de site… accessible, that’s life).

Donc je suis sérieux. Je ne sais pas comment on va nommer ce concours, ou si même on veut faire un concours (c’est peut-être ça la racine du problème) mais moi j’ai envie d’un autre type de représentativité de “l’industrie du web” à Montréal… Avec ce qu’on voit autour des *camps, des meetups, des yulblog et biz, de Pecha Kucha, de la série Interfaces à la SAT… Il me semble qu’on devrait approcher d’une certaine masse critique pour faire autre chose, autrement.

Peut-être que ça ne sera pas mieux, en fait certainement pas, parce que c’est de la “grosse” job d’organiser quelque chose comme les boomerangs, mais il me semble qu’il y a tout un pan l’industrie internet au Québec, celui des artisans qui ont la culture internet comme source principale, la culture du blog, de l’hyperlien, du média spécifique qu’est le web, tout un pan qui n’est pas du tout représenté, qui n’a pas voix au chapître.

Ou peut-être que si justement, peut-être qu’avec les blogs et la perspective de participer à la culture du réseau global, peut-être que ça fait qu’on a pas besoin de concours local… peut-être.

Fiou. Long diatribe.

Patrick, merci. +5 insighful!

Ça me tiens à coeur, vous l’aurez compris.

One Comment

  1. Posté le 2007/12/12 à 11:33 | Permalien

    J’endosse cette superbe neo-initiative, longue vie au NéoConcours2.0 !

8 Trackbacks

  1. [...] Tiens, justement, dernier élément partagé : cette bonne idée de Sylvain Carle. [...]

  2. [...] Tiens, pour reprendre l’idée de Sylvain, je propose le NéoConcours 2.0, dont le GalaVirtuel aura lieu le 11 janvier 2008. [...]

  3. By   NéoConcours 2.0 : oui | goudaille on 2007/12/11 at 11:01

    [...] Suite à la sortie de Patrick Tanguay et la réflexion de Sylvain Carle, CFD nous invite à participer au NéoConcours 2.0 (ça c’est un nom winneur). J’embarque. “C’est simple, tout le monde peut être juge, tout le monde peut être partial (ou même impartial si ça vous chante) et j’autorise même les conflits d’intérêt (tant qu’à la jouer ouverte, on va la jouer ouverte!). Le 11 janvier à 14h00, vous devez publier sur votre blogue (oui, oui à vous!), vos trois meilleurs sites/projets de 2007, et vos trois personnalités web de 2007. Vous devez, en introduction, nous expliquer vos critères et votre démarche et, pour chacun des sites/projets et des personnalités, nous présenter votre analyse.” [...]

  4. [...] Comme suite à un crie du coeur de Sylvain Carle, en réaction au billet de Pat Front de Bœuf Tanguay, CFD propose le NéoConcours2.0. [...]

  5. [...] Autre chose. D’après les récents débats enflammés sur la blogosphère, preuve en est que nous ne sommes plus les seuls à nous poser la question de la légitimité d’intégrer des variables financières dans tout ça. Patrick Tanguay n’y va pas de main morte et parle de “flashturbation” ce qui ne laisse pas Sylvain Carle indifférent, Michel Lebanc se pose très justement la question de l’évaluation du rendement, pendant que CFD lance l’idée d’un NéoConcours 2.0. [...]

  6. [...] Tous les détails sur les résultats des Prix Boomerang 2007. Pour ceux qui sont plus intéressés par la polémique et les histoires épicées (on a tous droit à notre opinion, n’est-ce pas?), suivez la discussion sur le blogue de Patrick Tanguay : front de boeuf, Michel Leblanc et les Néo-Boomerangs, Sylvain Carle et la Boomeragnite et Guillaume Brunet: Pourquoi Snober la reconnaissance. [...]

  7. [...] Ça me fait rire! Il y a du rififi autour des prix boomerangs 2007. Vous pouvez suivre le débat ici, ici, ici, ici, ici et ici entre autres. [...]

  8. [...] Réaction à la flashturbation et la boomeragnite (A Frog in the Valley) [...]

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