Préambule de plan, introspection et salon à San Francisco

Je souffre de cette incapacité à raconter ce qui est important de manière prompte. J’ai presque envie de vous dire que c’est mon blogue et que c’est mon droit. Mais alors c’est à vous de décider de me lire.

Je vais vous demander d’être patient. Je vais faire quelques détours pour vous raconter d’où je viens pour accompagner ma réflexion sur où on devrait aller (collectivement). Dans le cadre de mon implication dans un groupe de travail pour un “plan numérique pour le Québec” mais plus largement dans le champs idéologique qui j’espère va nous permettre de devenir quelque chose comme un grand peuple. Si René Lévesque avait entamé son métier de journaliste au 21ième siècle, il aurait eu un compte Twitter et un blogue… Si Jean Lesage avait eu un mandat 50 ans plus tard, il aurait discouru d’internet et pas d’électricité. Voilà.

Ce soir, de mon salon à San Francisco, je pourrais vraiment avoir l’air d’un fan des Giants, à lire mes messages sur Twitter et Facebook (commencé à écrire ce billet dimanche passé). Mais non. C’est du mimétisme. Je ne suis pas profondément fan de sport. Même que j’ai toujours été relativement mauvais aux sports d’équipes, autant pour jouer que pour écouter. Toujours choisi dernier au ballon chasseur. Je suis un nerd. Toujours préféré lire un livre que de jouer dehors ou confronter mes semblables sur un thème hormonal.

Je vous écris ça comme ça, sans gêne, maintenant, mais il n’en a pas toujours été ainsi. J’ai dû apprivoiser ce que c’était d’être plus intelligent que fort. Pas que je ne soit pas niaiseux, ça m’arrive aussi. Mais disons que dès un très jeune age, il était clair que mon QI serait toujours meilleur que mon BMI. Les héros de mon enfance avaient tous un super pouvoir qui venait décupler leur force, leur rapidité, leur intelligence. Pas moi.

Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais j’ai toujours eu cette idée, ce virus, d’être meilleur. Pas dans le sens compétitif de “meilleur que l’autre” mais “un meilleur moi”. De faire mieux. De ne pas accepter la situation présente comme une finalité, mais comme un point de départ vers un autre possible. Peut-être que c’était juste l’air du temps autour de moi dans les années soixante-dix. Peut-être que c’est le mélange science-fiction et musique d’hippies.

Avec ce “mieux” aussi, ce “fier”. Et ce “nous”. C’était dans l’eau ou dans le kool-aid. En tout cas. J’ai compris que le gars qui était le chef d’équipe au ballon chasseur c’était aussi celui qui avait besoin d’aide avec ses devoirs. Que mon manque et le sien pouvait être complémentaires. Que peut-être qu’ensemble, on avait plus de chances. Je dis ça comme si c’était parfait mais non. Beaucoup de solitude devant un écran à cet age, déjà. Beaucoup de partage aussi. Première génération jeu vidéo (Atari) et ordinateur personnel à la maison (un clone d’Apple IIe).

Et si on accélère la trame du film de cette vie, parce qu’on peut (et que sinon c’est interminable, quand même) et qu’on fast-forward les années quatre-vingt (meilleur souvenir: le skateboard, D&D, le BASIC, les mixtapes sur cassettes et les VHS) et les années quatre-vingt-dix (le grunge, le modem, Photoshop, le HTML et les ordinateurs en réseau)… on se retrouve au 21ième siècle. Après le “bug de l’an 2000” là. Avec un téléphone dans la poche (pas encore intelligent) et la découverte de la culture internet et de celle des logiciels libres, pragmatiquement à sa source.

Ce soir, dans mon salon à San Francisco, sur le réseau avec vous, j’aimerais vous citer cette présentation de Tim O’Reilly (http://www.slideshare.net/timoreilly/language-is-a-map-pdf-with-notes/) qui m’est chère parce qu’en plus d’être un geek de naissance, j’ai étudié en littérature pendant quelques années. Il cite Edwin Schlossberg (que je traduit librement): “L’art de l’écriture est de créer un contexte pour permettre la réflexion”… Et je découvre sa perspective sur le language et sa manière de l’appliquer aux logiciels libres pour repenser, re-contextualiser, re-diffuser, révolutionner l’informatique.

Ce hasard heureux, sérendipité comme le nomment certains, cette émergence, cette étincelle sur le réseau qui s’est retrouvée dans mon champs de vision et de réflexion, illustre parfaitement mon cheminement au sujet de cette intelligence collective, de la co-construction, de la collaboration comme méthode (et philosophie) dudit 21ième siècle. Ce n’est pas qu’une histoire américaine. Elle se retrouve dans la nouvelle constitution de l’Islande, dans la dernière directive de la France, dans les meilleurs efforts Britanniques et dans les politiques culturelles Brésiliennes. Ma fibre de citoyen du monde et mon identité de Québécois vibrent en harmonie.

Ça fait maitenant 10 ans que j’ai pris ce bâton de pèlerin, que je prêche (un peu) dans le désert les vertues pragmatiques de l’open source. Du dévelloppement collaboratif. De la mutualisation. Que je cherche, creuse, lit, recherche, accumule, considère, re-considère. Que je partage, j’échange, je contribue, j’écoute, je rends possible, je réseaute, je pense, je repense. Je suis maintenant certain d’être surhumain, augmenté par le réseau. Pas invincible, pas supérieur, pas inéluctable. Mais reconnu, challengé, aiguisé. Comme le fer qui aiguise le fer. Confiant. Sharp.

Mon préambule est si long. Je vais l’éditer quarante fois en trois jours. Je vais le ré-écrire en 42 messages twitter au lieu de tous ces paragraphes. Pas vraiment (peut-être). J’y arrive, soyez patient (comme si vous aviez le choix). Je sais que plus court c’est mieux. Sommaire exécutif. TL;DR. Etc. Mais je suis né de poésie et de mots. De manifestes et d’insurrection. Plus #occupy que rapport annuel. Plus communautaire que business. Plus social qu’affaires. Pas que je ne sache pas “hacker” l’économie et l’entrepeneurship (ça serait bien mal me connaître). Mais je majeure en socialisme avant ma mineur en capitalisme, pour sûr.

Aujourd’hui, peut-être parce que j’ai quarante ans. Peut-être parce que de vivre à l’extérieur du Québec pour un bout de temps, peut-être parce que la distance force le recul. Probablement parce que je sens que c’est “maintenant ou jamais”. J’écoute du Paul Piché par YouTube. Quand même. J’aimerais savoir ce qu’il en pense. Aussi Dédé en entrevue par Patrice Lécuyer. Des grands pans de mémoire de mon Québec, de mon héritage, préservé presque par hasard sur un site Américain. Être ailleurs, ça vous rebranche sur l’essentiel de manière presque violente. Se définir par la différence, ça replace l’essence.

Ce soir, dans mon salon à San Francisco, j’aimerais vous faire comprendre à quel point je suis si loin mais si près. J’aimerais vous raconter de quelle manière tout ce que j’apprends alleurs c’est pour ramener à la maison. J’ai réussi à écrire le premier jet de ma réflexion sur un plan numérique pour le Québec. Mais pas ici. Ça viendra. Je vous partage ça, lundi sûrement. Ça traîne quelque part sur Github, si vous savez comment chercher, vous trouverez ma version tout croche avec des fautes et pas assez d’hyperliens à mon goût. Tout cela n’était qu’un préambule.

Notman, OSMO, Real Ventures et moi (et vous). Support Notman House!

J’ai beaucoup de choses à vous raconter. Mais aujourd’hui je vais me concentrer sur un sujet en particulier: la maison Notman, un projet de la fondation OSMO.

Premièrement, si vous vivez en dessous d’une roche ou que par hasard je ne vous ai pas assez tweeté, facebooké ou courriellé sur la présente campagne de socio-financement du projet Notman, voici par la magie des iframes, un récapitulatif de la campagne en cours (à droite) et un vidéo (ci bas).

Sommaire exécutif (TL;DR): C’est vraiment difficile de bootstrapper un OSBL comme un startup, ça prends des individus qui s’y donnent à fond et ce sont ces individus qui donnent le ton, mais ça ne fait pas pour autant d’un projet communautaire un projet corporatif. Il me semble que c’est assez simple, mais il se pourrait aussi que l’esprit de collaboration et d’entraide qui nous habite soit moins répandu que j’aurais espéré…

On a besoin de votre aide (par ici pour supporter la cause)!

C’est justement ça le sujet de mon billet d’aujourd’hui. On. A. Besoin. De. Votre. Aide. Tout simple.

Mais j’ai un problème. En fait pas moi. Mais ça me concerne. Je vous partage ça à chaud, là. Aujourd’hui, je me suis fait dire (sur facebook, ou d’autre, et même deux fois) que le projet de la maison Notman c’était un projet d’un OSBL “louche” et/ou “sombre” et qui n’était pas vraiment un projet de communauté. J’ai failli péter une coche. J’ai répliqué texto, deux points j’ouvre les guillements, je me cite moi-même:

“Sombre OBNL? Une chance que j’ai mon filtre à profanité d’activé sur mon cerveau parce que ce qui s’en allait vers mes doigts pour le clavier c’était pas ben beau… Sérieusement, est-ce que quelqu’un a vraiment des problèmes à contacter OSMO pour éclaircir certains points?”

.

Il y avait d’autres détails et d’autres discussions, et puis je n’avais pas trop envie d’être sur facebook parce que le président de twitter n’arrête pas de passer en arrière de moi et que j’ai l’air pas sérieux quand j’ai facebook d’ouvert sur mon écran de même, mettons, et que je n’ai pas vraiment envie d’expliquer toute la politique et les efforts et que si d’autres trouvent que ce n’est pas un bon projet, je vais m’en caaaaaalisser et toute leur dire de manger de la maaaaarde (sur un air de Lisa Leblanc) et que je vais bien faire mes affaires comme je veux je ne dois rien à personne, estie.

Mais non. Comme le disait un ami sage qui jadis était mon frère d’arme dans un startup précédent: perception is reality. Si certaines personnes pensent que OSMO c’est louche ou sombre, ils ont probablement de bonnes raisons, de leur point de vue en tout cas, ils ne sont pas cons (je n’assume jamais ça de personne, faut vraiment me le prouver à répétition avant que je ne pense ça de quelqu’un).

Donc pour faire une histoire pas si courte, j’ai décidé de vous écrire ce billet. Comme quoi, ça aura eu du bon, ça fait des lustres que je néglige cet espace d’écriture publique. En fait ça devrait être le sous-titre “je n’écris pas souvent ici mais quand ça arrive c’est parce que ça doit être important”. Un instant, je vais aller changer mes configurations de wordpress (pas vraiment, j’aime bien “I am worse at what I do best” de Nirvana, c’est à peu près la même chose)”

Ok donc. On. A. Besoin. De. Votre. Aide. Tout simple.

On. C’est qui ça “On”? C’est la fondation OSMO, qui veut dire osmose ou OS MOntréal ou Open Source Magie Oblige (ok, pas vraiment le dernier) mais dans l’esprit de la chose, c’est un effort concerté depuis plusieurs années pour mettre en place un organisme qui vise à faire collaborer les autres organismes et individus de l’écosystème techno/internet/startup de Montréal (et mobile/jeux/commerce aussi, mais ça commence à faire long, disons).

Ça ne remplace pas l’Alliance Numérique qui fait sommes toutes un bon boulot pour représenter les acteurs (compagnies) établies auprès du gouvernement (beaucoup) et du marché (un peu). Ça ne remplace pas les services d’aide au jeunes entrepreneurs (SAJE) ni les différentes organisations d’entrepreneurs (au sens large) ni non plus les espaces de co-travail (co-working) qui existent déjà et qui font un bien immense à cette ville.

Ça vise à reprendre l’esprit du premier BarCamp de 2006, des StartupCamp et du festival du startup, mais dans une continuité incarnée dans un lieu. Un hub. Je dis souvent que c’est facile d’expliquer l’impact de l’industrie du jeu à Montréal en montrant la bâtisse d’Ubisoft au coin St-Laurent et St-Viateur. Ça paraît. De la brique. 2000 employés (genre). Mais en web, internet startup, au lieu de 5-10 compagnies de 100 à 2000 personnes (plus 500 de 1 à 10) on a plutôt l’air d’un nuage intangible, 1000 petites compagnies et 2-3 “moyennes” qui montent en haut de 50 employés.

Si je retrouvais le lien vers ma présentation au Pecha Kucha je vous mettrais ça ici là. Ah ben tien, voilà (diapos 5 et 6 pour illustrer le propos). Aussi notez bien l’utilisation de “héritage bordélique” comme effet de style et de sens.

Mais je prends des détours sans fin pour vous dire ce que je veux vraiment vous raconter. “On” c’est la communauté de tous les gens qui ont passé par notre “beta test” de la maison dans la dernière année. Le calendrier est assez impressionnant. Faut le voir pour le croire. Ce sont les groupes d’utilisateurs, les passionnées, du UX au Ruby en passant par le Javascript et tout ce qui va autour. Des cafés “ouverts” le mercredi matin pour se raconter entre 4-5 entrepreneurs ce qui fait mal, ce qui est normal et ce qui est fatal. Des hybrides géniaux d’entreprises communautaires techno comme Ile-Sans-Fil qui s’y nichent.

Des bénévoles, des personnes, des compagnies, de Montréal, de Québec, de Toronto, de Vancouver, des américains, des français de France, ben oui, du monde de New York pis de San Francisco et de Seattle et de Baltimore. D’Espagne, d’Irlande, d’Écosse, du Brésil. Des gars, des filles, des hommes, des femmes, des jeunes, des plus vieux, des vieux (de 40 ans même). Des financiers et des financés. Des jeunes pousses pleines de promesse et des cheveux gris plein de sagesse (enfin, on espère). Je suis vraiment très fier de cette diversité.

Je voudrais nommer des gens mais j’ai vais en oublier, il est tard en plus. Les résidents de Notman de la première heure, quand c’était encore un peu crade d’être là. Greg, Gabriel, Ildar, Heri, Karel et toute cette gang. Phil Telio, Alan Macintosh et John Stokes sur le CA de OSMO avec moi. Bruce McNiven et le support indéfectible d’Héritage Montréal. Mais je veux conclure en vous parlant de John. Il ne va pas aimer ça, il est comme ça, c’est sa retenue et son flegme british (il peut être brash et picky aussi, surtout s’il investi dans votre compagnie)…

C’est important parce qu’au m’a dit qu’entre autre, ce projet là, c’était pas clair si c’était le projet de Real Ventures ou de Founder Fuel, ou de OSMO ou de la communauté (est-ce qu’elle existe vraiment?) ou quoi.

Alors, un jour, quelque part en 2007 alors que j’étais à tenter de boucler ma première ronde de financement pour Praized, je rencontre ce gars qui vient d’arriver en ville et qui a des idées bien arrêtées, des très bonnes questions sur notre modèle d’affaire mais qui surtout m’est bien recommandé par des gens à qui je fais confiance. Et il a presque financé ce projet, mais pas réussi parce que son fond (Montréal Startup) n’était pas encore prêt et que nous on était plus que prêt et qu’on avait besoin d’argent.

Mais il nous a fait des intros, revisé, commenté notre pitch, offert sa perspective et un moment donné m’a confié qu’il avait “un autre projet” à jaser avec moi autour d’une bière. Cette idée, entre autre issue de l’émergence de Y Combinator et de Tech Stars mais aussi de cette compréhension qu’on existe en réseau plus qu’en silo, qui n’avait pas de nom mais qui était représenté par un genre de diagramme de venn de nerd, ça m’a fait ben du sens comme qu’y disent.

Et puis, de fils en aiguille, sans anguille sous roche, cette idée d’acheter cette maison, historique, centrale, abandonnée, pour “disrupter” le statut quo et “enabler” les forces vives, cette idée de jardin et de terreau fertile, cette incarnation d’un esprit dans un lieu que j’aurais aimé voir plus tôt, où j’aurais aimé prendre mon envol quelque années plus tôt, ça me semblait vachement bien.

Mais pas juste un peu bien là, vraiment très très bien. Parce que ça manquait. Parce que c’était ça qu’on avait besoin. Parce que de se hacker un potentiel de réseau vivant, de shimmer l’univers des possibles avec un peu d’huile de coude, de se gosser comme un avenir solide de type collaboratif genre 21ième siècle, ça faisait juste de l’allure! Je me prends tu pour un Fred Pellerin de la techno là ou ben quoi?

On. A. Besoin. De. Votre. Aide. Tout simple.

Non sérieux. On a travaillé super fort dans les dernières années pour aligner tout ça. Faut que ça arrive. Et j’ai besoin de vous. En plus, je suis loin. Pas facile. C’est ma décision, mais mon coeur est encore, et toujours à Montréal.

Alors, j’ai, nous avons, besoin de vous. S’il vous plait. Ça vaut la peine. J’ai quasiment envie de vous dire que faire de nous “comme un grand peuple” ça se fait ensemble. Dans la diversité, l’entraide, le soutien. Avec effort, tremblements, inquiétudes et doutes. Mais surtout ensemble. Me semble. Ça se peut?

Merci de m’avoir lu. Ça m’a fait du bien de vous écrire.

Short story: we need your help. Check this out.

I have a much longer post (rant?) on this topic in French.

À propos d’un groupe de travail bénévole pour un Plan numérique pour le QuébecÀ propos d’un groupe de travail bénévole pour un Plan numérique pour le Québec

Je suis pas mal content de pouvoir vous partager ce matin quelques discussions qui ont été amorcées dans les dernières semaines. Reçu un coup de fil de Claude Malaison qui me demandait si j’avais du temps pour m’impliquer (à distance) dans un groupe de travail sur le Québec numérique. J’ai dit oui, bien entendu. Voici la première pierre de l’édifice à construire (j’ai ajouté un peu d’emphase dans le texte):

Pendant la campagne électorale, nous avons tous déploré l’absence de débats et d’engagements autour du numérique et du gouvernement ouvert. Encore plus préoccupant, bon nombre d’entre nous avons constaté un réel manque de sensibilité à tout ce qui est numérique ou nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC) chez nos politiciens en général. En effet, lorsque interrogés sur ces sujets, peu d’entre eux sont en mesure d’exprimer une vision claire du potentiel que représentent les idées et les capacités du savoir faire de nos entrepreneurs et de la société civile québécoise sur les questions du numérique et du gouvernement ouvert.

À la suite de l’élection du 4 septembre dernier, M. Jean-François Gauthier, co-fondateur du mouvement Démocratie ouverte, a contacté M. Claude Malaison, lui aussi membre du collectif, pour lui faire part d’une idée: amorcer une collaboration citoyenne entre les personnes préoccupées par les enjeux du numérique au Québec et du gouvernement ouvert afin de proposer un plan de match pour l’avenir. L’un et l’autre ont contacté des gens autour d’eux pour valider leur intérêt à y participer. Les personnes suivantes ont accepté (par ordre alphabétique):

Le groupe s’est réuni une première fois et a immédiatement convenu de la nécessité d’être inclusif et transparent dans la démarche. Suite à une seconde rencontre, le groupe s’est élargi par l’ajout de personnalités importantes de la scène québécoise du numérique, soit M. Michel Cartier et Hervé Fischer. Au cours des prochains jours, nous publierons sur le site de Démocratie ouverte un premier document de réflexion sur lequel il sera possible de réagir.

Pour ce faire, nous structurerons les débats autour d’un outil qui permettra la participation et la collaboration. Nous souhaitons identifier de nouvelles idées ou pistes de solutions et générer des consensus. Nous souhaitons construire rapidement une stratégie numérique cohérente et attractive qui pourrait être proposée aux autorités politiques concernées (et portée par la société civile). Nous pourrons par la suite jeter les bases d’un plan numérique pour le Québec. Pour l’instant le numérique est encore perçu comme un outil parmi tant d’autres. Nous croyons qu’il pourrait être un puissant levier de développement économique, social, culturel et démocratique.

Plus qu’un outil, la révolution numérique est une des pierres d’assise sur laquelle nous devons construire le Québec de demain!

Signé: Les membres du groupe de travail bénévole pour un Plan numérique pour le Québec

J’ai à coeur la mise en place d’une culture numérique au Québec, parce que j’ai à coeur la culture du Québec. Ce n’est plus une question de futur, ça se conjugue maintenant au présent. À suivre (via entre autre, le mot-clic #PlanQc)!

A Frog in the Valley, encore.A Frog in the Valley, part deux.

Here is the “fits in a tweet” #meta version:

“Next week I will #jointheflock @Twitter as a developer advocate. Moving back to California: #psyched! More at http://j.mp/part-deux“.

If you have 15 minutes and are curious, the longer “read while sipping a double espresso allongé” version:

When I announced that I was leaving Needium in February, I really had no precise idea of what I would do next. As I outlined in that “>post, I had a few certitudes, mainly what I didn’t want to do. I wanted to be able to write more, words and code. Also wanted to continue organizing events and speaking. After a few startups and being a CTO and co-founder for a while, I felt I was drifting away slowly from the true core of my passion, that managing was taking away the doing.

I also admitted in private to a few friends that I didn’t want to do another “small” startup for a while. After 5 years of it, I was looking for a BIG challenge with a BIG startup (there was no way I would end up at a BIG old company, par contre). So I made a list of the top 5-7 internet startup/companies I would love to contribute to. I purposely left out of that list behemoths like Google and Facebook. The right cultural fit was more important more than any other criteria.

I searched for a natural fit with companies related to the mindspace I have been exploring for the last 15 years: communication, media, social, real-time, local/geo, APIs and with a strong open source ethos. I was also interested in commerce and marketplaces, topics I haven’t directly worked on recently but that where part of my history and still emerging (either thru the social or intent graph, or via peer-to-peer enablement).

While thinking about a “not so small startup” with many of these facets, it became obvious I had to leave open the possibility that I would have to move out of Montréal for a while to pursue that not-so-elusive “perfect” fit. The timing was great for a roadtrip, starting in San Francisco, then in Austin for SXSW, a few weeks in Montréal and then in New York. You can probably guess most of the companies that fits with this narrow scope, I met with them during those weeks. I am thankful for all the conversations, emails, ideas, drinks and more formal interviews I went thru. It was an amazing opportunity to meet brilliant and creative geeks.

I ended up with 3 companies on my short list, each one at a very different phase of it’s life, from a platform and growth perspective. The developer advocate role was a common thread. The API too. The fact that it would surely be in SF of NY… When all was said and done, after many weeks of pondering options and going thru a rigorous process (requiring patience and tact) with these companies, I was pretty psyched to find the “perfect” match. I am using quotes only because I am a pragmatic type of guy. I am also known to abuse the exclamation mark at times, this is one of those moments where it’s totally in context to mark my grin at every occasion I declare: “I am joining Twitter as a developer advocate”!

The team at Twitter has been amazing in the process. Of course, it helped that I have been focused on the Twitter API with my previous startup, for a few years now. And even if the geo in Twitter is not (yet?) all what it could be, the first time I met @rsarver was at wherecamp (before Twitter) a few years back, if I remember correctly it was related to carrying kegs of beers from the liquor store to Google’s campus… Organizing Twitter Tea Time Montreal last year was also a great opportunity to get to know how awesome @jasoncosta, @rno and the rest of the team are. Visiting Twitter HQ in the last few months gave me a taste of the vibe in the office. Met the mythical @episod, he’s even better IRL than online. Had the chance to have @kurrik torture me with a technical phone interview stretching my limits (he did have a relaxed lunch on premise with me at Twitter HQ the next time we met).

So I am packing my stuff and moving across the continent (and the border) towards San Francisco. Leaving the Montreal startup ecosystem was not an easy decision. I will always be the guy “from Montréal” wherever I am. I even think it’s a good thing for the network to have nodes close to the central processing unit. I have another post on that topic brewing… One thing will not change, you can still read me and reach me here at http://www.afroginthevalley.com and @froginthevalley (et aussi @sylvaincarle en français). I can’t find the right words to express my eagerness to hit the ground running. I am pretty confident the pent-up energy I have will find appropriate thermodynamic conductors inside Twitter’s organization. I leave you with some old school rock, re-interpreted by one of my teenage years favorite California band from the ’90s, The Infectious Grooves.

“I come from the land of ice and snow, from the midnight sun where the hot springs flow… On we sweep with threshing oar, Our only goal will be the western shore.”

Version courte, en moins de 140 caractères:

Lundi prochain je joins @Twitter en tant que developer advocate (évangéliste techno). Je re-déménage en Californie! http://j.mp/part-deux.

Voici la version longue “en buvant un espresso allongé”.

Quand j’ai annoncé que je quittais Needium en Février dernier, je ne savais pas ce qui m’attendais ensuite. En fait, je savais deux choses: je ne me relancerais pas tout de suite dans une autre petite startup (la mienne) et je ne voulais pas travailler chez une “grosse” compagnie internet comme Google ou Facebook. Le bon “fit” culturel étant plus important que tout autre critère.

J’ai cherché cette perle rare qui pouvait me permettre de continuer d’explorer les domaines qui me passionnent depuis 15 ans: communication, média, social, temps réel, local/géo, APIs et avec une forte culture “open source”. En réfléchissant à cette “pas trop petite ni trop grande” compagnie, il est devenu assez clair que je devrais probablement m’exporter (à nouveau) de Montréal pour rencontrer mes objectifs. Je suis parti en “road trip” en mars et avril, Austin, San Francisco, New York. Je me donnais trois mois pour arriver à trouver ce que je cherchais. Vous pouvez probablement deviner la courte liste que j’avais en tête et des opportunitées que j’ai pu considérer durant cette période. Merci à tous les geeks entrerpeneurs que j’ai rencontré alors, ce fût hautement stimulant.

Je suis finalement arrrivé à une très courte liste de 3 compagnies, chacune à une phase de croissance très différente, du point de vue de leur plate-forme aussi. Le role de “developer advocate” était un fil conducteur commun, les APIs aussi. Le fait que ça serait probablement à NY ou SF de même. Après plusieurs semaines à considérer mes options, après quelques processus d’entrevues pas mal rigoureux et avec une bonne dose de patience, j’ai finalement trouvé mon match “parfait”. Et si j’utilise les guillemets c’est bien juste parce que je suis un pragmatique, mais je suis connu pour abuser du point d’exclamation aussi: je vais me joindre à l’équipe de Twitter comme “developer advocate”! (D’ailleurs faudrait bien que je trouve le terme le plus juste pour traduire ça en français, évangéliste techno est la plus proche approximation que j’ai pour l’instant, mais il y manque le côté bi-directionnel du rôle).

L’équipe de Twitter fût exemplaire durant le processus. Ça n’a certainement pas pu nuire que j’ai rencontré @rsarver avant qu’il ne se joigne à Twitter, lors d’un wherecamp au campus de Google il y a quelques années (de mémoire, j’étais bénévole pour transporter des barils de bière, hehehe). Le fait aussi que j’ai pris l’initiative d’organiser Twitter Tea Time Montreal et des “twitter hack nights” m’a permis de connaître @jasoncosta et @rno et de constater l’esprit d’équipe et d’excellence de la compagnie.

Alors oui, j’ai fait mes valises et déjà déménagé en californie, c’est de là que je vous écris. Quitter Montréal et le Québec ne fût pas une décision facile. Je vais demeurer le gars “from Montréal” peu importe ou j’irais. Je suis même convaincu que c’est une excellente chose que l’Écosystème des startups montréalias puisse avoir des antennes à San Francisco dans une des grandes compagnies internet. J’ai très hâte de commencer (lundi prochain!) et j’ai de l’énergie comme pas possible. Une chose ne changera pas, vous pourrez toujours me lire ici sur afroginthevalley.com et @froginthevalley (en anglais) et @sylvaincarle (en français).

Démocratie Ouverte @ Webcom

Publié mon brouillon de notes pour le panel démocratie ouverte de webcom Montréal demain matin. La question essentielle: pourquoi! Concepts en haut à gauche, articulation de la réflexion autour de Qui, Pourquoi, Comment (c’est ce qui manque à la démarche actuelle au Québec selon moi). J’ai l’honneur d’y représenter le point de vue de Québec solidaire, c’est à dire que la démocratie ouverte s’inscrit dans un contexte de justice sociale, d’égalité, de solidarité et surtout, de pluralité (voir http://www.quebecsolidaire.net/declaration-de-principes pour l’ensemble des principes de QS).

democratie-ouverte-panel-idees

Le lendemain…The day after…

Oui, je vous ai suggéré de m’envoyer un courriel hier. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’apprécie vraiment!

Maintenant j’ai 150+ courriels auxquels je dois répondre… ça va me prendre quelques jours.

Aussi, pour un café, un lunch, un verre, une rencontre: ça me tente, mais je vais devoir gérer un horaire assez plein, avec quelques semaines à l’extérieur de Montréal en plus. Mais si vous êtes à Austin au SXSWi, ça pourrait être une très bonne place pour prendre un verre avec moi.Oui, je vous ai suggéré de m’envoyer un courriel hier. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’apprécie vraiment!

Maintenant j’ai 150+ courriels auxquels je dois répondre… ça va me prendre quelques jours.

Aussi, pour un café, un lunch, un verre, une rencontre: ça me tente, mais je vais devoir gérer un horaire assez plein, avec quelques semaines à l’extérieur de Montréal en plus. Mais si vous êtes à Austin au SXSWi, ça pourrait être une très bonne place pour prendre un verre avec moi.

Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît pointMy Way

Une des fonction essentielle de ce blogue (depuis plus de 10 ans!) est de servir à relater en public ma carrière et mon état professionnel. Sachez qu’à partir de vendredi cette semaine, je ne serais plus employé de ma propre compagnie, Needium. D’un commun accord avec mon co-fondateur et frère d’armes Sébastien, nous avons remis notre démission au conseil d’administration (vous pouvez lire sa version ici).

J’ai eu la chance d’explorer cette fascinante intersection du local et du social depuis l’été 2006. Initialement de manière informelle et en septembre 2007 de manière très sérieuse, avec des contrats long comme ça, des avocats à 600 piasses de l’heure et surtout les moyens de nous entourer d’une équipe extraordinaire pour refaire le monde, un clique de vote à la fois (des années avant les désormais célèbres likes et checkins).

On a eu le privilège même d’être full zeitgeist il y deux ans et on a fait un pivot avec notre startup, de Praized à Needium. Ça aura été un trip de 5 ans complètement hallucinant. Si c’était à refaire, je le referais n’importe quand (mais pas demain matin, je me donne quelques semaines pour reprendre mon souffle un peu). Le plus intéressant dans tout ça, n’est pas documenté dans les médias sociaux. Ou peut-être, pour ceux qui nous connaissent assez bien. Si la vraie vie c’est dans le gris, c’est aussi entre les lignes quelle se lit.

Nous ne sommes plus à l’ère “d’un bon boss pis d’une job steady”. C’est parce que je suis essentiellement rebelle et fonceur que j’ai décidé il y longtemps que je serais mon propre patron et que je prenais ces risques. Je ne compte plus les compagnies ou j’ai été co-fondateur (c’est faux, le vrai chiffre c’est 3 ou 4, selon qu’on considère Needium séparé de Praized ou non). Il y en aura 3 ou 4 autres c’est certain. Je suis aussi aviseur de quelques projets de startups de Montréal avec beaucoup de potentiel, ce sont quelques belles opportunités pour contribuer et collaborer à l’écosystème. Mais ça reste quelques heures par mois, au maximum.

J’ai plein d’énergie. Des mots à écrire, du code à partager sur github, des nouveaux projets à imaginer, à créer. Je demeure actionnaire d’une compagnie dont je suis extrêmement fier, ces cinq dernières années ont été pour moi des plus enrichissantes. Je sors de cette ride de montagnes russes exalté et un homme meilleur, à tout points de vues (pour citer Sébastien). Mais la réalité des entreprises en croissance, c’est que la phase d’idéation, de création et de construction d’une plate-forme technologique n’en est pas la finalité. Au contraire, c’est juste la première étape. Il faut y imbriquer le modèle d’affaire, mettre en place les ressources pour croître, rapidement si possible. C’est fait. Ça roule. Ça vends. Ça croît. Mais avec un peu de recul, je me suis demandé quelle était ma place dans tout ça et bien honnêtement je m’y retrouvais de moins en moins.

Le plus difficile en quittant cette aventure extraordinaire, c’est de devoir dire adieu à des collègues et des amis. Une des leçons de gestion que j’ai apprise à mes début (chez Public Technologie Multimédia, par Jean-François St-Arnaud, un de mes premiers mentors), c’est qu’il faut s’entourer de gens meilleurs que soit. Que de toute manière, il y a toujours plus à faire dans une compagnie, si on s’entoure le mieux possible, on ne devient pas caduque, au contraire on se multiplie. C’est ce qui est arrivé chez Praized et Needium. Ce que je suis devenu, ce que nous avons réussi, c’est au travers des efforts et des bons coups les uns des autres, je les remercie du fond du coeur.  Les liens que nous tissons autour de nous sont les traces les plus durables de notre passage.

De manière très consciente, j’ai voulu mettre en place l’architecture de la compagnie tout autant que celle des plateformes, et bien malgré moi, cette vaste cathédrale que nous avons érigée n’est plus le bazar qui me fascine et me passionne tant… Je suis certain que Needium aura un succès commercial à grande échelle, avec le temps (et les moyens). Mais je m’ennuie de coder. D’écrire. D’inventer. Je ne suis pas un homme d’affaire, je suis un maker, un gosseux dans l’code, un patenteux avec du duct tape pis des serveurs dans le cloud, un geek à plume qui a le blues des réunions dans un salon avec un tableau blanc sur pattes et tout à créer. Une de mes (para)phrases préférée de 2011 est de Chris Dixon, un entrepreneur new-yorkais: “everything that has not yet been disrupted by the internet, will be“. J’entends bien faire ça au cours des prochaines années.

J’ai plein de trucs à vous raconter qui ne se racontent pas sur internet. On ira prendre quelques bières. Je suis très serein et d’un calme déconcertant pour un gars d’ordinaire si volubile. Cue Édith Piaf: Non, rien de rien, je ne regrette rien. Je le répète, ce furent des années fantastiques. Il y a une métaphore de bateau pirate qui devrait me servir de conclusion, mais je vous la garde pour le prochain billet… d’ici là, vous savez ou me retrouver, comme d’habitude, sur internet, ici et ailleurs. Je serais disponible après quelques semaines de repos (mérité). Mais faites moi signe, je suis curieux d’entendre vos idées. Je ne sais pas ou je vais me retrouver, j’ai une bonne idée de ce que je ne veux pas faire, mais je n’ai aucune idée de tout ce que je pourrais faire…

Vive le feu!

Cue Frank Sinatra (here’s the backstory and the lyrics). Or better yet, the Limp Bizkit version. One thing has been pretty constant with this blog (over the last 10 years): it’s my soapbox and it’s the best place to make these professional and personal announcements.

Next Friday will be my last day at Needium. I have resigned from my own startup. Seb is also announcing the same thing on his blog. We decided together that after building two startups in 5 years (Praized, then Needium) it was time for us to move on, to set sail for new and unexplored seas.

The great thing when you build a startup, when you architect your company as much as your platform, is that given the time and the means, these things scale, mature and somehow get a life of their own. I am really proud of what we have collectively built in those 5 years. It was a fantastic roller coaster ride (ask any startup founder about it). I had the privilege to work with an awesome team. I wish them the best of luck going forward.

Our company is now at another phase of it’s life, it’s all about sales, revenues, market share. As a shareholder, I hope to see it grow and continue scaling in this emerging social media market for SMBs. But as a maker, hacker, thinker, tinkerer, builder, as a geek artiste, I had to admit to myself that my heart was no longer in it. Over the last few months, I probably went thru the classic stages of grief… and now am completely at peace with this decision.

Starting next Monday, I will roam free for a while, then probably settle down… somewhere.

Between now and then, you know where to find me, I’m always on the internet. I will be looking for new challenges. I will be loosing sleep and obsessing about new things that needs to be solved, created, developed, shipped and iterated. Of course. I will also take a few well deserved weeks of vacations. Somewhere between two and six. Or not. Who knows?

I have also written a longer, more personal version of this post in French; Le coeur a ses raisons, que la raison ne connaît point. If you can’t read French, I would gladly share with you the nuances I added in this other version. But it would most likely require meeting in person (f2f) and the right atmosphere. Not *that* hard to make happen…

Le sablier de la gestion des médias sociaux en entreprise

J’ai laissé un long commentaire sur le billet de Michelle “Quelle fonction traditionnelle d’affaires devrait gérer les médias sociaux et pourquoi?” et je me suis rendu compte que c’était un billet en soi, rendu là… alors voici:

C’est une très bonne question. La dernière fois ou j’ai abordé ce sujet en conférence (ce matin!) j’ai suggéré un modèle en sablier… Dans le haut du sablier, l’entonnoir, on retrouve les médias sociaux “en public” (facebook, twitter, autres). Une équipe de gestion des médias sociaux se trouve au centre du sablier et fait la connection avec le bas du sablier, le réseau social interne d’une compagnie (yammer, status.net, etc) qui permet aux différents départements (marketing, RH, RP, service clientèle, support technique, etc) de collaborer ensemble en temps le plus réel possible pour répondre à l’ensemble des besoins qui arrivent via les médias sociaux.

J’ai fait un petit schéma pour illustrer le tout:

Le "sablier" des médias sociaux

Comment ça se passe “par chez vous”? Si vous travaillez pour une petite ou un grande organisation, j’aimerais avoir votre perspective.

The because effect…Bloguer par “à cause”…

L’effet “à cause de”, par opposition à “avec” (ou “par”).

Ou de l’abus de guillements pour expliquer que c’est compliqué. It’s complicated.

En fait pas tant que ça. Remarquez bien, quand on a écrit “Pourquoi Bloguer“, aucun chapître à propos de “bloguer pour bloguer” ou “bloguer pour être payé”. Oh que non. On blogue pour accomplir autre chose. C’est ça qui peut avoir l’air compliqué, si on ne comprends pas ce modus operandi.

(Note: je ne dis pas que c’est le cas de tout le monde qui blogue, mais d’un certain type de personne qui représentent, historiquement, l’idée qu’on se fait d’un blogueur).

On blogue pour influencer, pour vendre, pour informer, pour réseauter, pour se souvenir, pour apprendre, pour se définir, pour être vu, pour communiquer, pour provoquer. Il me semblait que cette litanie de pourquoi était assez éloquente. Mais puisqu’on a voulu apliquer le pourquoi d’ailleurs (des journalistes, des écrivains, des capitalistes, des poètes) au blogue, on dirait qu’on a manqué ce glissement (pas du tout un hasard) du “par” au “à cause”.

Je m’explique, accordez-moi quelque lignes, je vous fais une version TL;DR, avec plaisir:

Le blogue n’est pas une fin en soi, c’est un moyen. Un effet de deuxième degré, pas du premier.

D’où l’erreur fréquente. Si la fin justifie les moyens et que le blogue est un moyen, toute analyse du blogue comme “fin en soi” est fausse. Pas si compliqué, non? Si vous avez encore quelques minutes, je vous déballe mon raisonnement, je soutiens (un tant soit peu) cette analyse…

Si je fouille un peu, je retrouve d’ou me vient cette piste: Doc Searls qui titre “the because effect“. Puisque c’est de l’archéologie de blogue, plusieurs liens cassent, mais on se retrouve sur un podcast de 2006 qui nous amène vers une analyse intéressante de cette progression (qui n’en est pas une). Il appert que les blogues ne sont qu’un cheval de Troie, un moyen pour se rendre ailleurs. Doc Searls, c’est aussi lui qui avait déclaré que “markets are conversations”… en 1999, c’était prescient à souhait.

Vu ainsi, la perspective de Marie-Claude, Arnaud et Pascal est plus facile à comprendre (on se tutoie et on “name-droppe” dans la blogosphère, on s’hyperlinke et on se cite aussi, ça fait plus chaleureux (et parenthèse dans la parenthèse, c’est parce que je les connais, hein, je fais parti de ce réseau social tissé serré qui se rencontre dans les 5 à 7, les yulbiz, les journées infopresse, à webcom, les cafés du plateau, les restos du mile-end, les débits de boissons ou on ne check-in pas sur foursquare et les lieux mythiques qui ne sont pas sur Google Maps, on se croit pas à peu près), fermez la parenthèse). Euh, j’écrivais quoi, déjà?

Ah oui, je voulais dire (écire) que si Martin, Michelle, Tristan, Marie-Chantale, Claude, Mario, Philippe, Marc, Martin et moi-même on a voulu écrire (afin d’être name-droppé) et réfléchir (afin d’être cité(e)s) et publier (afin d’être autorité)… ce n’était pas pour l’argent… au premier degré. Écrire, pontifier, conférencer, former, influencer, réseauter, c’est rarement payant au premier degré. Mais c’est comme les intérêts composés. Ça l’air niaiseux de même, mais quand on combine tout ça, ça fini par des articles dans La Presse, des invitations dans les médias tout ce qu’il y a de plus traditionnels (télé, radio) et une certaine “prestance” dans le “milieu”.

Je vous le concède, être dans le “milieu” quand on vient de la marge, c’est un peu s’amenuiser sur les bords. C’est diluer la pleine puissance de notre liberté en échange de plus de diffusion. Mais on ne fait pas sans. Aucun média n’est mort de son suivant. Ils s’additionnent. Alors si on calcule un peu, on ne se soustrait pas. On se multiplie. On trouve une bonne raison. On s’explique. On le fait. “On” aime ça, même. Sachant qu’on est média, on danse avec eux. Qu’ils soient Radio-Canada, Huffington Post, Branchez-Vous, Voir, Urbania, Métro ou autre. Tant d’autres. Et j’aime les lire, les écouter, les regarder. Gina, Laurent, Bruno (qui est plus médiatisé depuis qu’il n’est plus chez un média.), Ben, Kim, Christine, Laurent, Sebastien, Michelle, Chris, Fred, Alex, Patrick, Seb, Maxime, Pierre, Guillaume, Patricia, Yasha et tous les autres dont je n’ai pas la force de retrouver l’URL (#meta). Ils ne sont pas empires médiatiques. Ils sont “eux”. Ils sont média, mais pas complètement. Ils ont une finalité qui est autre. Un deuxième degré. Ou même un troisième.

Alors toute cette discussion blogueurs/journalistes (qui dure depuis trop longtemps)? Payé/Pas payé? Pas le bon angle. Ça manque l’essentiel à creuser dans le mauvais trou. Sérieusement, si ça m’énerve tant (depuis toujours) c’est parce que ça tombe à plat. On ne joue pas selon les même règles du jeu. Je sais, ça peut paraître injuste. Mais ce n’est même pas une décision consciente… C’est une question d’instinct. En 2000 quand j’ai eu à revenir de mon périple en Californie j’ai annoncé sur mon blogue que j’étais disponible. Ceux qui me lisaient m’ont trouvé. Engagé. Même chose pour les autres fois ensuite. Probablement aussi pour le futur, si ma théorie se tient. Pourquoi est-ce que je voudrais faire un salaire de journaliste si je peux utiliser ce moyen pour me procurer autre chose (mieux?).

Du même souffle, je dois avouer que les blogueurs comme journalistes, ça ne fonctionne pas. Ils ont des intérêts ailleurs. Ils souffrent de déficit d’attention chronique. Du manque de pas de temps. Ça refile du lien et de la citation, mais vraiment pas souvent du matériel original, ces blogueurs. Peut-être pas 100%, il y en a bien quelques un(e)s, originaux, allumés, avec une colonne de AdSense et autres pubs sur leur blogue, non c’est vrai, ça existe, j’en connais qui font les six chiffres par année via blogue, à Montréal, oui, oui. Ou juste par passion. Ça se peut aussi, tant que ça “fitte” avec leur style de vie. Ou leur modèle d’affaire. Ou que ça supporte largement leur effet secondaire, cet “à cause de”. C’est mon cas.

Mais en même temps, c’est faux. C’est aussi juste parce que ça me tente et que je peux. Faut pas négliger ça. C’est un moteur immense, je crois. C’est un fuck you bien gras à l’ancien adage que la liberté de presse appartenait à ceux qui avaient une presse. Aujourd’hui, c’est WordPress(e). Ou Drupal ou whatever. C’est un effet de levier possible. On est pas cons. On va s’en servir. En fait, ma principale stupéfaction c’est de constater de quelle manière il y a plein de monde, de grandes compagnies, de médias, de groupes d’intérêts, d’OSBLs, d’organisations culturelles, de gouvernements, de PMEs, de chercheurs, de scientifiques, d’artistes, d’auteurs, de réalisatrices, de musiciens, de poètes, de romanciers, de comptables, d’agents d’immeubles, de juges, de maires d’arrondissements, de partis politiques, de commerçants, de révolutionnaires, d’indignés, de féministes, de tous-les-ismes… qui s’en privent.

Ben, tant pis pour vous. Nous on va refaire le monde, en réseau, en publiant sur internet ce qui nous tient à coeur. Et si vous n’êtes pas là, c’est pas parce qu’on ne vous aura pas averti. Mais vous n’avez pas cette culture “numérique”, du “réseau”. Niaiseux. Si vous me l’aviez demandé, je vous l’aurais donné. Cette offre expire bientôt, si ce n’est déjà.

Pas grave. Ainsi soit-il. Alea jacta est. C’est à cause que. Même si ça vous choque. Anyway, vous allez même pas me lire, que je me dis (en espérant le contraire). C’est comme une bouteille à la mer. Multipliée par Google, Facebook, Twitter. Très drôle. Vraiment, très drôle. Au deuxième degré, bien entendu.

Être de gauche et pour l’entrepreneuriat (technologique en plus)

Le texte qui suit est une prise de position très personnelle, avec un style et un ton qui l’est tout autant. J’ai voulu faire un texte songé et intellectuel, mais ce n’est pas du tout ce qui est sorti de mes tripes. Je me reprendrais pour une version plus carrée un peu plus tard. Alors voilà.

La version courte, ou comme un dit sur internet, TL;DR: Ensemble c’est mieux que tout seul et je crois que la collaboration et les plus petites structures permettent un meilleur monde pour tous à l’ère de la diversité et de la société en réseau. C’est vrai en affaire pour les startups et pour les états, c’est pour ça que je suis indépendantiste et solidaire, de ma prise de position politique à mon engagement dans l’écosystème des startups en technologie de Montréal. C’est une histoire de culture et de valeurs.

Maintenant, la version longue si ça vous intéresse et que vous avez 15-20 minutes…

Entrefilet intéressant, via Twitter (bien entendu), dans lequel @MarioAsselin, relance une conversation à propos de mon billet sur le plan nerd à un (supposé) péquiste qui l’accuse (en tant que caquiste) d’être corporatiste (si ce n’est Sirois-iste) et ou Mario évoque ma teinte orange et mon allégence à Québec solidaire pour affirmer que c’est “bien au delà de la partisanerie” toute cette histoire. Et il en remet sur son blogue. Même si nous ne sommes pas d’accord sur le chemin à prendre pour se rendre, reste qu’on semble se diriger dans la même direction…

Ça m’a fait réfléchir à ma prise de position en tant que socialiste, que dis-je, social-démocrate (merci à Tony Judt pour la précision), pour l’entrepreneurship et les startups en technologie. Ça pourraît être très de droite, tout ça, comme position. Ça pourrait mener, diantre, enfer et damnation, à un abus de phrases à virgules et à une conversation alambiquée, si tout n’était pas clarifié, à terme. C’est un chemin tortueux et malgré quelques raccourcis possibles, non sans quelques détours certains.

J’ai déjà dit (en public) que j’avais une mineure en capitalisme et un majeure en socialisme. C’était une figure de style. Je n’ai point de diplomation pour valider cette affirmation. Ce que je voulais dire par là, c’est que je tente de trouver un juste milieu entre le bien commun et le système économique prédominant du 20ième siècle. Mais toujours avec un biais favorable vers le groupe, la société, plutôt que vers l’individu. Du New Capitalist Manifesto à Life Inc, de Here Comes Everybody à Cities and the Wealth of Nations (oui je sais, c’est tout en anglais, ça m’attriste aussi)… Ces valeurs, axées sur le groupe, étaient prédominantes dans mon éducation, dès la petite enfance. On partage ses jouets. On aide les autres. On laisse passer les autres. On est juste pour tous. Être égoïste, vouloir battre les autres, gagner à tout prix, tricher, mentir, ce n’était pas très à la mode dans les années ’70. Tant mieux. Je ne sais pas si c’était judéo-chrétien ou hippie, tant pis. C’est l’héritage que j’ai reçu et mon expérience de vie m’a démontré que c’était une position morale et sociale raisonnable et agréable, pour les autres comme pour moi.

J’ai aussi grandi à l’époque du grand possible. Du si tu veux, tu peux. De l’émancipation d’un peuple (Québécois), au niveau économique et culturel. Post révolution tranquille. Après Woodstock, après le peace and love. Enfant de baby boomers, à l’époque du docteur Spock, de la guerre froide et de Passe-Partout. De Charlebois, Lévesque et Trudeau (les hyperliens sont pour mes lecteurs hors Québec, parce que sinon on peut faire sans, pas besoin d’introduction). Passé au travers le système d’éducation Québécois, le rock, la science-fiction, la musique punk, la culture du skateboard, la littérature française, québécoise, la poésie, le théâtre, les films et… la religion. Post-catholique, protestante. Branché sur les jeux vidéos très tôt, sur internet dès que possible et sur le monde, aussi, pourtant, sûrement, goulûment, résolument, tranquillement, immensément.

Arrivé à la vingtaine avec le multimédia et tout ça, les ordinateurs en réseau, Wired, le montage vidéo sur Macintosh, Windows NT en serveur et le 3D sur Silicon Graphics comme toile de fond. Encore un autre serveur: Sun, Perl, FTP, SSH, UNIX. Une fenêtre noire avec un curseur vert qui clignote et une culture de hackers, de Berkeley au MIT, sans savoir que j’avais racine culturelle de réseau, de Gates à Jobs en filigrane informatique, citoyen du monde et planté au Québec pour le meilleur et pour les pire. Smells like Teen spirit comme hymne générationnel des X du monde et Richard Séguin et Paul Piché comme remparts de francophonie d’amérique du nord. Avec du Charlebois, du Led Zepellin et du Hendrix via les platines de mon père. Planté dans un univers médiatique un peu tout croche, en remise en question, avec mon clavier comme arme ultime, comme gagne-pain, comme épée de Damoclès aussi. Et si tout ça n’était pas important du tout? Si je manquais mon coup? Moi qui avait tellement voulu ne pas être un programmeur comme mon père, j’y étais à fond la caisse…

Un hyperlien. Un logiciel gratuit. Une perspective de collaboration, de partage. Des magiciens qui se couchent tard. Une industrie en émergence. Une possibilité, une brèche, un contexte qui favorise les petits smattes et ceux qui aiment sortir des sentiers battus, prendre des risques un peu fous. Une expérience de création, de technologie, d’entrepreneurship. Financée entre autre, par le nouveau Québec Inc. des Sirois, de la caisse de dépôt et des programmes de Landry. Un exil en Californie (et la naissance d’un blogue). Parce que possible, parce que souhaitable. Parce que thérapeutique, même si au bout du chemin, on apprendra qu’on ne peut pas se sauver de soi-même, même d’un périple usque ad mare au sud de la frontière. Un retour nécessaire au bercail, une détermination à l’auto-détermination, à la prise en main, en la création du possible par ses propres moyens (intellectuels) et ceux des autres (financiers). Joies et déceptions. Maturation. Perspective. Recommencement. Encore. Expérience. Rétrospective et prospective…

Maturité (peut-être). Prise de conscience (certaine). Identité, indépendance (ensemble). Le monde est dans ma cour. Je l’aime. Mon terrain de jeu, c’est le monde, que j’aime. Ma langue est forte, elle est douce, elle est souveraine et riche. Mes amis montréalais, anglophones, sont natifs d’ici et du monde tout comme moi. Désir de possible. D’ailleurs ici. Rejet gérérationnel, peut-être. De l’émergence, de structures petites et agiles, d’autre part, d’indépendance, de contribution au bien commun mais pas à l’uniformisation. De la courte-pointe comme métaphore, plutôt que d’une uniformité, rouge ou bleue. D’une gauche de justice, de société, d’égalité, de fraternité, de féminité et d’éco-société. De startups comme de parti minoritaires. D’auto-détermination et de créativité, au bureau le lundi matin comme au bureau de vote. D’un possible autre, pas de grands élans, ni financiers, ni corporatifs, ni structuraux. D’une #occupation, des petits trains qui vont loins, des gouttes d’eau qui font déborder le vase, du refus (global) et de l’ouverture (mondiale). De Godin, derrière le métro, qui raconte les immigrants, coeur de la ville, qui comme dans le San Francisco que j’ai connu bûchent aussi (plus?) fort que les bûcherons qui ont il y a quelques génération défriché le territoire.

De rejeter big corp à big media à big brother qui sont too big to fail… à résister aux cris contre trop de gouvernement et moins de lois et chacun pour soi parce que c’est totalement totalitaire, ironiquement, contre la fibre du tous qui est en moi. Pas par égo, ni par Legault, mais par égaux et idéaux. Pas tradition, comme j’aurais dû, après avoir espéré des grands noms de famille du PQ, mais par prénom de Françoise et d’Amir, par réunion d’une encore plus petit poignée d’irréductibles, de tous horizons, imaginez, même des communistes… Pas par limace ou double-faces, plutôt par audauce à la Loco Locass, de par la légende du faubourg à m’lasse parce que je me lasse des appels sur la grande place pour un Québec qui “peut et doit faire mieux” et des vieux qui sont oublieux du mieux que leurs aïeux ont labouré à qui mieux mieux même quand dans le creux souffreteux d’un peuple né pour un petit pain, soi-disant miteux. Que quelque chose comme ce grand peuple soit autre chose que populiste ou populaire ou précaire ou prétentieux, que ces hommes et femmes de la nation puissent construire sur des assises solides et solidaires, sur des principes pour tous et participatifs, ouverts et tranparents, par collaboration et justice, pour l’égalité, la diversité et la pérénité.

Et de créer de l’emploi ici, à l’ère de l’économie du savoir, de la société en réseau, au lieu de piller les ressources de la terre, de nos avoirs, dépasser la société industrielle d’aussitôt. De faire un monde plus beau, beau, d’être fiers citoyens, individuels ou corportifs, fiers de payer beaucoup d’impôts, de redonner, de soutenir, d’encourager, de faire jaillir, d’accompagner, de cultiver, de prendre soin du terreau fertile ou nous sommes plantés, d’éduquer de faire pousser, de germer. D’être maîtres chez nous, à petite et à grande échelle, de refuser les secrets de polichinels et les leçons de Machiavel. Je suis un idéaliste, un Don Quixote, rêveur, polyglotte, increvable, optimiste, inconvenable, surréaliste. Cent fois sur le métier je remettrais mon ouvrage, ma nation, mon présage. Je ne peux pas léguer à mes enfants moins que mes espoirs, je ne peux me résoudre à les laisser dans le noir (non merci Duplessis). Si nous retenous leçon de l’histoire, sans reproche et sans peurs, plus jamais de grande noirceur. No regrets, no fear, never again the Black Nun (merci à Deschamps).

Quand j’ai compris que j’faisais, un très très grand détour, pour aboutir seul dans un billet publié, j’vous apprends rien quand j’dis, qu’on est rien sans les autres, pour aider l’monde faut savoir être aidé. C’est même Jésus, cet autre barbu, qui disait, aimez vous les uns les autres. C’est même Vignault, cet autre oiseau, qui la chantait…

“De mon grand pays solitaire,
Je crie avant que de me taire,
À tous les hommes de la terre,
Ma maison c’est votre maison,
Entre mes quatre murs de glace,
Je mets mon temps et mon espace,
À préparer le feu, la place,
Pour les humains de l’horizon,
Et les humains sont de ma race.”

Peut-être auriez vous mieux aimé que je puisse me taire. Pour ma part, je vous lirais dans les commentaires… ou ailleurs sur la blogosphère.

Écrit un soir de certitude avec une certaine latitude d’attitude et d’hébétude. Dans un moment de solitude teinté de sollicitude et sociétude.