Twitter, réseaux sociaux, télé, internet, catholicisme, papesse et cluetrain

Hier il y avait une émission sur VOX avec comme sujet “est-ce qu’internet rends twit”… ça parlait de Twitter et de réseaux sociaux. C’était presqu’intéressant. Mais ça manquait un peu de profondeur, de Martin Lessard, Bruno Boutot et Sébastien Provencher… ce à quoi Martin à répondu:

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Et j’ai trouvé que c’était encore mieux comme ça, d’avoir la discussion via blogue et twitter. Je pense que c’est générationnel cette histoire de télé, je m’en suis presque débarassé de ce complexe du “nouveau” média par rapport traditionnel. Mais pas tout à fait. Je suppose que c’est comme la génération de boomers du Québec qui a rejeté le catholicisme mais qui en a gardé des traces et des cicatrices. Rejeter le cathodicisme ça ne se fait pas du jour au lendemain non plus.

Ah oui, pendant qu’on est sur le sujet. Si Michelle Blanc est la papesse du web 2.0, sachez que je ne suis pas de cette église, je suis un protestant. J’oserais pas m’auto-Luthérer, mais je base ma pratique et ma foi sur 97 thèses publiées dans un manifeste.

On reprends la discussion lors du prochain WebCamp (en marge de Webcom).

Définir “Collaboratif” et “Public” pour une gouvernance du 21ème siècle

Voici le détail (presque final) pour la journée de jeudi prochain, organisée dans le cadre des journées webmaestro (il me reste une ou deux ficelles à attacher).

Il y a quelques mois, j’ai eu l’idée d’organiser une conférence/discussion afin de cristalliser une tendance de fond: l’effet des outils de collaboration “2.0” autant sur le processus de développement web que sur sa gestion.

Je crois même que cet effet, à terme, modifie la nature des projets qui les utilisent. J’ai eu quelques difficultés à trouver les mots pour bien exprimer quelles sont les concepts clefs à la base de cette tendance lourde. “Collaboratif” (travailler ensemble) et “Public” (tous ont un accès, même ceux qui ne participent pas au projet) sont les deux plus simples.

J’ai particulièrement tenté d’éviter “Libre” et “Ouvert”. Parce que ces concepts orientent le débat dans une direction où les ornières sont un peu trop présentes, où les “vieux réflexes” peuvent obscurcir d’autres conclusions possible.

J’ai tenté de trouver des exemples de ces tendances, afin d’illustrer et de rendre manifeste les rouages de cette méthode de travail ainsi que d’en exposer les bénéfices.

René Barsalo de la SAT va nous présenter sa réflexion sur la construction d’une communauté autour du code des outils développés à la Société des Arts Technologies de Montréal.

Miguel Tremblay va nous partager sa perspective sur la question: “Serait-il envisageable pour le gouvernement du Québec de faire en sorte que toutes les données qu’il possède soient dans un format ouvert” à partir de sa réflexion au sein de la fonction publique canadienne.

Les participants à l’Alliance Sans-Fil Communautaire du Québec vont partager avec nous en table ronde les défis et avantages de “mettre en commun” les processus et le code source dans le cadre des “Zones d’Accès Publiques”.

Finalement, quelques invités surprise viendront ajouter leur grain de sel à cette journée de réflexion. J’espère terminer la journée par une plénière avec vous, les participants, sur les étapes concrètes et les approches possibles afin d’appliquer les bonnes idées de la journée à votre propre processus de développement de projets web.

Vous pouvez lire le premier jet de cette idée, publiée ici il y a quelques temps.

L’inscription est gratuite et ouverte à tous à l’adresse – http://j.mp/collpubqc-inscr

J’espère vous y rencontrer pour échanger avec vous!
PS. J’ai bien l’intention de faire une version à Montréal de l’évènement, à l’automne probablement.

Pour une culture du développement collaboratif et public

J’organise une journée à Québec le 18 mars prochain sur le thème “Pour une culture du développement collaboratif et public”. C’est dans le cadre des journées Web Éducation pour les webmestres et édimestres de la fonction publique. J’y ai déjà présenté quelques fois (il y a plus de 10 ans la première fois, au sujet du XML).

J’ai réussi à convaincre Benoit Girard (l’organisateur des dites journées) de me donner carte blanche à propos de ce thème social majeur du 21ème siècle. Afin de rester dans le thème et de poursuivre les expériences récentes d’élargir l’auditoire et la synergie avec les acteurs du milieu, cette journée sera gratuite et ouverte à tous les intéressés, sur place ou via les réseaux sociaux.

Voici ma proposition intiale (suite à un échange twitter sur les frameworks, conclu par courriel):

Ce qui m’intéresse de présenter/organiser ce n’est pas les frameworks technologiques (bien que ça soit un sujet intéressant) mais les “frameworks sociaux”, c’est à dire toute cette mouvance autour des projets de “open data” et “open governements” partout dans le monde, ainsi que le “développement collaboratif public”, la participation de diverses parties à un projet de développemen commun (que ce soit un logiciel open source ou une communauté d’échange).

La question à laquelle j’aimerais que cette journée réponde est celle -ci: “De quelle manière est-ce que le développement 2.0 (participation citoyenne, transparence, mise en commun) peut s’appliquer à la technologie au Québec (dans le contexte gouvernemental)”

C’est pas mal ambitieux… mais je suis prêt à relever le défi et j’ai déjà plusieurs participants et conférenciers intéressés.

Voici mon horaire préliminaire:

  • Présentation d’ouverture: Pourquoi “ouverture, transparence et accès” sont des thèmes chauds dans les gouvernements modernes de par le monde (et pourquoi pas ici aussi)? Par moi-même.
  • Étude de cas – René Barsalo de la SAT
  • Panel sur le mouvement Open Data (au Canada et à l’étranger) – 4 participants + modération
  • Comment gérer un projet “en public” – panel avec 3 paricipants + modération
  • Panel sur le développement logiciel ouvert et collaboratif – Avec les participants de l’Alliance Sans-Fil du Québec (Zap Sherbrooke, Zap Québec, Zap BSL et Ile-Sans-Fil) – défis et avantages
  • Plénière de conclusion/réflexion: comment permettre un dialogue et des actions sociales sur ce thème

Alors c’est tout autant un appel à la participation comme panéliste que comme intervenants dans la salle ou via le réseau que je fais appel à vous tous. SVP faire circuler dans vos réseaux via l’url court – http://j.mp/collpubqc

Mes commentaires sont ouverts ici, aussi par courriel à scarle+collpubqc@gmail.com ou via les réseaux sociaux avec le tag #collpubqc. J’ai hâte de voir ce qu’on pourra réalliser ensemble, pour la collectivité.

MAJ: Vous pouvez maintenent vous inscrire en ligne: http://j.mp/collpubqc-inscr

Google Buzz re-invents Gmail

You can begin to see where all this is going: the integration of Gmail, Buzz, Reader, Voice, Geo, Blogger, YouTube, Calendar, Contacts… Buzz is a game-changing first step, but when you think about where Google will take this over the next year it gets exciting.

Spot on (as always). This is much more about the integration/api than Buzz as a product in itself…

[Via Oreilly’s Radar]

Marc Cassivi: Twitter c’est “une maudite belle machine”

Ça, c’est l’arrivée que j’avais prévu au début des lecteurs RSS. J’avais raison sur le fond mais pas sur la forme. Twitter à trois éléments clefs qui font la différence: c’est court, c’est “partout” (web,mobile,sms, etc) et c’est aussi une “conversation” (parfois). Comme quoi l’élément social est crucial à l’évolution des technologies… Voici quelques extraits de la chronique:

Je suis l’archétypal technotwit. Les ordinateurs m’effraient. Les avancées technologiques me font soupirer. Je suis pourtant un nouvel adepte de Twitter, pour ne pas dire un accro fini. Depuis deux mois que j’y suis abonné (c’est gratuit), je n’ai jamais été aussi bien informé. J’avais sans doute des prédispositions par déformation professionnelle, mais, sans le vouloir, je suis devenu du jour au lendemain un véritable news junkie.

Choisir Twitter et ses 140 caractères au détriment du Monde, du New York Times et de la BBC? Yes sir, madame! Pour la simple raison que Twitter donne accès au Monde, au Times et à bien plus encore (…) Je «suis» (follow) également des journalistes, des commentateurs, des artistes, des blogueurs, des recherchistes et autres «pushers de liens» qui ont des intérêts semblables aux miens. Tous me suggèrent quotidiennement des lectures, des disques, des nouvelles, des pensées.

Comme partout ailleurs, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit (…) Twitter peut être tout ce qu’on veut en faire. Ce peut aussi être n’importe quoi. Une machine qui s’emballe pour un rien, à l’abri d’aucun dérapage. Mais malgré tout, une maudite belle machine.

[Via Marc Cassivi : Une maudite belle machine | Marc Cassivi]

Like little bubbles through time

This could be applied to so many industries…

“I think records were just a little bubble through time and those who made a living from them for a while were lucky. There is no reason why anyone should have made so much money from selling records except that everything was right for this period of time…It was a bit like if you had a source of whale blubber in the 1840s and it could be used as fuel. Before gas came along, if you traded in whale blubber, you were the richest man on Earth. Then gas came along and you’d be stuck with your whale blubber.”

Brian Eno (via Eric Case)

Related: “Over the next decade, every industry will undergo a transition from locked down and closed, to blown wide open” – http://bit.ly/47wouE (from my favstar list).