Ikigai

English version follows the French post.

Ikigai (生き甲斐) est l’équivalent japonais de la « joie de vivre » et de la « raison d’être ».

Je ne savais pas comment écrire ce billet. Mais comme les idées se placent en écrivant, j’ai pris le temps d’écrire. Et puis j’ai partagé mon texte avec quelques personnes de confiance. J’ai toujours su que la collaboration améliore ce qu’elle touche. Je n’ai pas été déçu. Voici une bien meilleure version.

J’en ai pourtant déjà écrit des textes comme celui-ci ! Temps de transition. Fin d’un chapitre professionnel. Début d’un autre. Ça fait un bon bout de temps que tout ça se trame dans ma tête. 

J’en discute avec mes associé-es depuis plusieurs mois. Le moment est venu de prendre ce que j’ai appris chez Real Ventures et de construire sur ces fondations quelque chose de différent mais similaire, quelque chose qui m’interpelle encore plus. Ce n’est pas facile, notamment parce que j’ai travaillé pendant 6 ans avec cette équipe si proche, ces gens si chers à mon cœur.

Ce n’est pas comme si je partais en claquant la porte. Of course not. C’est plutôt comme si je quittais la maison familiale pour retrouver mon appartement. La maison Notman, c’est « ma » maison depuis tellement longtemps. Elle le restera et j’ai bien hâte d’y retourner, en temps et lieu.

Je me lance donc dans une nouvelle épopée en continuité avec ce que je fais chez Real, mais avec quelque chose de plus, quelque chose de différent. S’élancer ainsi, avec conviction, vision, inspiration et espoir crée un sentiment incroyable. Je tiens d’abord à remercier John, Janet et Isaac avec qui j’ai eu des conversations qui m’ont permis de considérer ce nouveau chapitre et m’ont aidé à prendre mon envol. Ces collègues, je les apprécie et je les respecte énormément. J’ai appris avec eux le métier d’investisseur et tant d’autres choses. Un métier complexe, tout en nuances, avec des facettes que j’adore et d’autres plus difficiles.

Ce fut une expérience enrichissante à tellement de niveaux. Investir dans les startups à l’étape du pré-amorçage et de l’amorçage (pre-seed et seed) est un art tout autant qu’une science. Le rôle que j’ai pu jouer en tant que directeur général de FounderFuel de 2014 à 2016 (4 cohortes et plus de 20 compagnies) a été aussi un accélérateur pour moi. Il m’a permis de comprendre le processus d’investissement.

Comme associé d’investissement pour les fonds d’amorçage de Real, j’ai pu le faire à grande échelle, d’une perspective de portefeuille de startups, de fonds d’investissement, via notre accélérateur et aussi par des investissements directs. J’ai pu aussi réfléchir, concevoir, pitcher, financer et gérer notre stratégie de fonds de pré-amorçage Orbite Montréal avec mon associé Isaac (et tout le support de l’équipe). 20 compagnies de plus, des co-fondateurs et co-fondatrices qui m’ont inspiré et qui m’inspirent encore. À tous ces gens, je dis encore: merci!

J’ai aussi adoré apprendre et comprendre « l’autre côté de la business », tout le processus de mise en place des fonds et le suivi avec nos investisseurs. Aujourd’hui, j’ai une perspective nuancée de la chaîne d’investissement en capital de risque au Québec et au Canada. Les fonds de pensions, les investisseurs institutionnels, les indépendants, tous ces commanditaires (LPs dans le jargon anglo des VCs) contribuent de manière indéniable à la qualité objective (et subjective) de nos stratégies d’investissement et des retours qui devraient suivre (les fonds ont des horizons de 10 ans, alors ça prend un bout de temps avant d’en être certain). 

Une des raisons principales de mon arrivée en 2014 auprès de John, JS et Alan chez Real, c’est certainement la mission en place depuis le premier jour de fondation en 2007 : « Servir les entrepreneurs passionnés et contribuer au développement des écosystèmes qui les supportent. » C’est sur cette base d’engagement dans la communauté que je suis revenu à Montréal après quelques années à San Francisco. Le rapport du Startup Genome (ainsi que leur équipe) nous a vraiment aidés à cerner les enjeux et les défis à prioriser pour l’écosystème de Montréal. Se comparer aux meilleurs est essentiel pour progresser. Parce qu’on ne gère (et améliore) vraiment que ce que l’on mesure précisément, nous avons aussi produit notre propre rapport. 

J’ai de plus eu le privilège de contribuer à la communauté de startups de Montréal et du Québec en poursuivant et en m’engageant dans plusieurs conseils d’administration et comités d’organisations à but non lucratif. Auprès de StartupFest, OSMO (Bonjour Startup Montréal), le MTLAB, MAIN et Réseau Capital, la CCMM, Propulsion Québec, Technopolys, IVADO, Culture Montréal. Ça m’aura permis de développer une compréhension fine et une perspective des défis importants que nous avons encore à conquérir. J’ai aussi apprécié de pouvoir aider au lancement d’Innocité, l’accélérateur de ville intelligente, et de conclure le partenariat entre Real et Techstars pour leurs accélérateurs de Toronto et Montréal. 

Semaine après semaine, mois après mois, année après année, j’ai organisé plusieurs meetups et participé à plus d’évènements que je ne peux me souvenir pour aider les entrepreneurs à se lancer en affaire, définir leurs objectifs, raconter leur histoire et pitcher leur compagnie, exécuter avec détermination et opérer avec agilité. Malgré cette pléthore d’activités et mon cheminement personnel, dans la foulée du début de la deuxième décennie de Real Ventures, il me manquait quelque chose…

Vous avez peut-être déjà eu cette impression, en vélo, quand la chaîne saute, qu’il manque une dent, qu’une vitesse glisse? L’idée vous vient que si on n’arrange pas le problème, la chaîne va peut-être se bloquer complètement, vous allez passer par-dessus le guidon et finir par frapper le sol. J’avais ce sentiment que les choses vont bien, mais je ne comprenais pas exactement pourquoi ça n’allait pas très bien, pas super bien. Après plusieurs mois d’introspection, de conversations avec les gens autour de moi, j’ai commencé à voir apparaître une piste, une manière de me raconter à moi et aux autres ce qui était en train de se passer.

Quelque chose de nouveau. Différent, mais pas tant. Quelque chose à propos des startups, encore, de la technologie, de l’innovation, des écosystèmes et, toujours, à Montréal. Quelque chose surtout plus près de mes considérations profondes et personnelles pour les changements climatiques et l’impact social. C’est ce que je vais désormais prendre le temps d’explorer afin de découvrir exactement ce que ça veut dire et sous quelle forme mon engagement va se manifester.

La fin d’un chapitre annonce l’arrivée d’un nouveau (et ce n’est pas le dernier). La métaphore que j’ai utilisée pour expliquer à ma fille de 6 ans, c’est celle du tableau que j’avais rempli de gribouillis au cours de la dernière demi-décennie. Il est maintenant presque vide. Il reste quelques références importantes, mais il y a beaucoup de place. Je vais pouvoir recommencer à le remplir. C’est énergisant et grisant.

Je ne suis pas un capitaliste pur et dur. Au contraire. Je me décris comme socialiste, humaniste et, de plus en plus, écologiste. L’argent n’est pas une fin, c’est un moyen. C’est là que je suis dans ma réflexion. Ce qui est important pour moi, ce n’est pas le progrès technologique en soi, mais comment mieux utiliser le levier du financement pour faire avancer des projets. 

Comprendre ce qu’il est possible de faire avec les technologies numériques est une de mes principales expertises depuis 25 ans. Mais je ne suis pas techno-solutionniste. Je suis plutôt pragmatique-réaliste. Je me permets de rêver et d’explorer les utopies. Quand on sait le pouvoir de transformation que permet le mode entrepreneurial et celui des technologies, la vraie question c’est qu’est-ce qu’on va faire? Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. 

Dans quelques années, j’aurai 50 ans. Ce que je veux faire de mon prochain chapitre, pour les 10 prochaines années (ou plus), pour faire du sens pour moi, doit être relié à la crise climatique. C’est l’urgence du siècle. C’est aussi probablement une des causes principales de la crise du coronavirus. Je ne sais pas encore comment, mais c’est sur ça que je veux dédier mon énergie et mon intelligence. Dans mon réseau Twitter, on identifie par #ClimateTech ou #GreenTech. La nouvelle génération de « technologies propres », version 2020, avec une forte saveur de données et d’algorithmes.  

Je vais donc changer mon focus, de « startups techno » (qui ont un certain impact) à « startups d’impact » (utilisant l’innovation technologique à bon escient). Quitter un rôle comme celui que j’ai dans un fonds comme Real n’est pas facile. Mais ça se fait en toute quiétude pour mes associés et pour moi. Ce n’est pas parce qu’ils sont moins inquiets pour la planète, ils le sont, mais sans doute pas autant que moi. Ça fait des mois que je suis dans cette posture inconfortable (mais exaltante). Les faits, les idées, la science, l’intuition, les discussions et le zeitgeist me poussent tous dans cette direction. Le temps est venu pour moi d’aller dans cette direction.

À partir du premier juin, je ne serai donc plus un associé principal (General Partner) de Real Ventures. Je vais continuer d’y contribuer, mais à temps partiel, comme associé affilié (Venture Partner) pour au moins les 6 prochains mois. Ce sera une transition professionnelle graduelle. Je ne disparais pas. Je vais continuer d’investir dans les fonds de Real Ventures et d’agir à titre de mentor et aviseur pour plusieurs startups. 

Maintenant, je vais explorer le monde de l’investissement d’impact environnemental et social. Est-ce que je vais démarrer un nouveau fonds ? Me joindre à quelque chose d’existant? Qui sait? 

La seule chose certaine, c’est que mes aventures professionnelles les plus riches sont nées de conversations avec des gens passionnés, suite à un message lancé sur internet. 

Alors voilà!

Merci à Yannick Gélinas et Pascal Henrard pour relecture, suggestions et corrections du texte en français.

Ikigai (生き甲斐) is a Japanese concept that means “a reason for being”. The word refers to having a direction or purpose in life, that which makes one’s life worthwhile, and towards which an individual takes spontaneous and willing actions giving them satisfaction and a sense of meaning to life.

I have written a few transition messages in the past: the end of a work chapter, the start of a new one. This one has been in my head for a while and I didn’t know how best to write it. I do know that writing helps me find clarity and after getting started on this one — and sharing it with a few people I trust — I was reminded that collaboration pretty much improves everything. Whenever I see the results, I can’t help but grin. 

I have been discussing this transition with my partners for months. It’s time for me to take what I have learned at Real, build on it, and do something that has been calling to me. Now, this is not easy. After spending so much time working together, everyone on the team is near and dear to my heart. However, it’s not as though I’m leaving and shutting the door on my way out. Au contraire. It’s more akin to moving from the family house to your own place. I have called Notman House “my” house for so long, this is not going to change anytime soon.

I am starting a new journey. Connected to Real, in a different way going forward. Thanks to John, Janet and Isaac for your thoughtfulness in our conversations and in giving me the encouragement and freedom to pursue this next chapter in my life. I have so much respect and gratitude for the people with whom I have learned the craft of investing in startups and operating funds over the last 6 years. It’s a complex job with a lot of nuance,it has been a tremendously rewarding experience, and I have learned so much. Investing in pre-seed and seed stage startups is both a craft and science. 

Being FounderFuel’s general manager from 2014 to 2016 (4 cohorts and 20+ companies) was a great way to accelerate my own understanding of the whole investment process, of portfolio management. And discovering the devil in the details, where the rubber meets the road, while working as an investment partner in Real’s seed funds and raising and managing our Orbit Pre-Seed fund from 2017 and ongoing, with my partner Isaac. That’s almost another 20 companies — men and women founders who have inspired me, and keep inspiring me. Thank you!

The other side of the business, working with the investors in our funds, has also been an incredible opportunity to discover and understand the whole investment chain. From large pension funds, institutional investors, family offices, independent investors, these Limited Partners (LP in VC speak) are key to a “ship shape” and cohesive investment strategy and returns.

One of the main reasons I joined John, JS and Alan in 2014 was their belief and mission, since 2007, to “serve mission-driven entrepreneurs and nurture the ecosystems in which they thrive”. That meant investing time and energy in the Montreal Startup Ecosystem to “level it up”. The global Startup Genome report (and team) really helped us define priorities and benchmarking, and we produced our own community report in 2016, because you can really only manage (and improve) what you measure. 

I had the privilege of contributing to our ecosystem by continuing to serve or by joining several boards or committees of non-profit organizations: Startupfest, OSMO (aka Bonjour Startup Montréal), MTLAB, MAIN, Réseau Capital, CCMM, Propulsion Québec, Technopolys, IVADO, Culture Montréal. These informed my perspective and helped me better understand and define key challenges we still had to conquer. I also helped launch Innocité, a smart city accelerator, and worked to bring Techstars to Canada, in Toronto and Montreal. 

I organized meetups and participated in so many events to help entrepreneurs learn about how to launch a company and set ambitious goals, to pitch their ideas as a compelling narrative, to execute and operate their strategies week after week, month after month, year after year. But even with this flurry of activity, and my own evolution in life, as Real Ventures, the firm, entered in its second decade, something wasn’t quite fitting any more.

You know how sometimes when you ride your bike, you feel the chain skipping a gear from time to time? You think that maybe if you ride full speed, the chain will block and you will fall over? Like that. That nagging feeling that things are OK, but you don’t exactly know why they are not great. With some introspection, and conversations with people around me, a narrative started to emerge.

Still about startups, tech, innovation, ecosystems, and in Montréal. And much closer to some of my deep personal concerns about climate change and social impact. I am not a hardcore capitalist. Quite the contrary. I describe myself as a socialist, humanist and more and more as an ecologist. Money is a means, not an end.

I will be 50 in a few years. What I want to do in my next chapter, for the next decade at least, has to be related to our current climate crisis. It’s the emergency of our century. I don’t exactly know how I will contribute to this climate challenge but I know for sure: I will dedicate my energy and my brain power towards finding and financing innovations for mitigation, adaptation and resilience. On Twitter it’s hashtagged #ClimateTech or #GreenTech. The new generation of “clean tech” with strong data and algorithms underpinnings.

I will shift my main focus from “tech startups” (with some impact) to “impact startups” (making the most technology innovations). Leaving a role like the one I have at a fund like Real is quite a bold decision, but I feel at peace about this change. While the team at Real is certainly concerned with climate change and human-caused impacts on the planet, it is not the main focus of the firm. But it needs to be for me. I have been at this uncomfortable (and exciting) juncture for several months now —a potent mix of facts, ideas, intuition, discussions and zeitgeist makes me sure that the time is now.

May 29th will be my final day as a General Partner at Real Ventures. I will continue to contribute to the firm and the funds, part time, as a Venture Partner at least for the next 6 months. This will be a gradual professional transition — I am not disappearing. I will continue to work with Real Ventures and to mentor and advise many founders and companies. 

I will be exploring the wonderful opportunities of environmental and social investing, for maximum impact. Will I start a new fund or join an existing project? Who knows?!

The only thing I am sure about, is that some of my most wonderful adventures have been born of conversations with passionate people, following a message I had written on the Internet. 

Here we go again!

Thanks to Janet, Isaac, Lauren and Laura for editorial suggestions and corrections in the English version.

Montréal.

Après avoir publié l’énigme du retour et le retour (ceci n’est pas une métaphore), je peux maintenant vous donner un peu plus de détails. J’ai aussi publié mon mot départ de Twitter (en anglais) si ça vous intréresse.

J’ai toujours été “de Montréal”, même au loin. Je savais que j’étais parti, “pour un temps”. Pas pour toujours. Pour moi, c’était une question d’aller vers l’avant, d’aller plus loin. Twitter aura été formidable. Ce que j’ai appris au cours des deux dernières années est inestimable. Les gens, les projets, la vision, l’exécution. À une échelle et une intensitée incroyable. Un IPO. Quand même.

Je me demandais, sérieusement, pourquoi et surtout comment je pourrais revenir à Montréal. Qu’est-ce qui pourrait bien me faire grandir, après Twitter? Je savais que j’avais la fibre des startups en moi, mais j’étais loin d’être certain que la suite serait de redémarrer une autre fois.

Et cette idée de multiplication, d’être plus méta qu’unique, d’être au niveau de l’écosystème, plus large, plus efficace probablement, d’avoir cette vision pluri et multi…

Je ne cherchais pas. Mais quand JS m’a demandé si je pensais pouvoir contribuer aux startups de Montréal, via l’extension de Real Ventures (fond 3), si je pouvais me projeter dans ce rôle, je dois avouer, il avait planté le germe, inoculé le virus de mon retour… On se connaît depuis des années. Je suis sur le conseil d’administration de la fondation OSMO avec Alan et  John, qui m’a pitché l’idée la maison Notman à peine quelques semaines après son arrivée à Montréal (en 2007), on ne savait pas encore que ça deviendrait, mais l’idée était déjà là…

Et quand j’ai combiné toutes mes années de co-fondateur (mettons 4 compagnies sur 10 ans), mon intérêt certain pour l’innovation et mon dévouement à cet écosystème, ma vision pour une société en réseau, pour un plan numérique pour le Québec, mes multiples implications dans le terreau fertiles (et alpha) des la technologie à Montréal (et ailleurs)… c’était juste trop beau pour ne pas être vrai. Du genre de truc qui se présente et qu’on ne peut pas manquer, qu’il ne faut pas laisser passer.

C’est donc avec grand plaisir que j’annonce mon retour à Montréal en septembre, comme associé chez Real Ventures et gestionnaire du programme FounderFuel. Très hâte de me replonger activement dans la scène Montréalaise des startups, de retrouver cette communauté, que je n’ai jamais vraiment quittée…

A Frog in the Valley, encore.A Frog in the Valley, part deux.

Here is the “fits in a tweet” #meta version:

“Next week I will #jointheflock @Twitter as a developer advocate. Moving back to California: #psyched! More at http://j.mp/part-deux“.

If you have 15 minutes and are curious, the longer “read while sipping a double espresso allongé” version:

When I announced that I was leaving Needium in February, I really had no precise idea of what I would do next. As I outlined in that “>post, I had a few certitudes, mainly what I didn’t want to do. I wanted to be able to write more, words and code. Also wanted to continue organizing events and speaking. After a few startups and being a CTO and co-founder for a while, I felt I was drifting away slowly from the true core of my passion, that managing was taking away the doing.

I also admitted in private to a few friends that I didn’t want to do another “small” startup for a while. After 5 years of it, I was looking for a BIG challenge with a BIG startup (there was no way I would end up at a BIG old company, par contre). So I made a list of the top 5-7 internet startup/companies I would love to contribute to. I purposely left out of that list behemoths like Google and Facebook. The right cultural fit was more important more than any other criteria.

I searched for a natural fit with companies related to the mindspace I have been exploring for the last 15 years: communication, media, social, real-time, local/geo, APIs and with a strong open source ethos. I was also interested in commerce and marketplaces, topics I haven’t directly worked on recently but that where part of my history and still emerging (either thru the social or intent graph, or via peer-to-peer enablement).

While thinking about a “not so small startup” with many of these facets, it became obvious I had to leave open the possibility that I would have to move out of Montréal for a while to pursue that not-so-elusive “perfect” fit. The timing was great for a roadtrip, starting in San Francisco, then in Austin for SXSW, a few weeks in Montréal and then in New York. You can probably guess most of the companies that fits with this narrow scope, I met with them during those weeks. I am thankful for all the conversations, emails, ideas, drinks and more formal interviews I went thru. It was an amazing opportunity to meet brilliant and creative geeks.

I ended up with 3 companies on my short list, each one at a very different phase of it’s life, from a platform and growth perspective. The developer advocate role was a common thread. The API too. The fact that it would surely be in SF of NY… When all was said and done, after many weeks of pondering options and going thru a rigorous process (requiring patience and tact) with these companies, I was pretty psyched to find the “perfect” match. I am using quotes only because I am a pragmatic type of guy. I am also known to abuse the exclamation mark at times, this is one of those moments where it’s totally in context to mark my grin at every occasion I declare: “I am joining Twitter as a developer advocate”!

The team at Twitter has been amazing in the process. Of course, it helped that I have been focused on the Twitter API with my previous startup, for a few years now. And even if the geo in Twitter is not (yet?) all what it could be, the first time I met @rsarver was at wherecamp (before Twitter) a few years back, if I remember correctly it was related to carrying kegs of beers from the liquor store to Google’s campus… Organizing Twitter Tea Time Montreal last year was also a great opportunity to get to know how awesome @jasoncosta, @rno and the rest of the team are. Visiting Twitter HQ in the last few months gave me a taste of the vibe in the office. Met the mythical @episod, he’s even better IRL than online. Had the chance to have @kurrik torture me with a technical phone interview stretching my limits (he did have a relaxed lunch on premise with me at Twitter HQ the next time we met).

So I am packing my stuff and moving across the continent (and the border) towards San Francisco. Leaving the Montreal startup ecosystem was not an easy decision. I will always be the guy “from Montréal” wherever I am. I even think it’s a good thing for the network to have nodes close to the central processing unit. I have another post on that topic brewing… One thing will not change, you can still read me and reach me here at http://www.afroginthevalley.com and @froginthevalley (et aussi @sylvaincarle en français). I can’t find the right words to express my eagerness to hit the ground running. I am pretty confident the pent-up energy I have will find appropriate thermodynamic conductors inside Twitter’s organization. I leave you with some old school rock, re-interpreted by one of my teenage years favorite California band from the ’90s, The Infectious Grooves.

“I come from the land of ice and snow, from the midnight sun where the hot springs flow… On we sweep with threshing oar, Our only goal will be the western shore.”

Version courte, en moins de 140 caractères:

Lundi prochain je joins @Twitter en tant que developer advocate (évangéliste techno). Je re-déménage en Californie! http://j.mp/part-deux.

Voici la version longue “en buvant un espresso allongé”.

Quand j’ai annoncé que je quittais Needium en Février dernier, je ne savais pas ce qui m’attendais ensuite. En fait, je savais deux choses: je ne me relancerais pas tout de suite dans une autre petite startup (la mienne) et je ne voulais pas travailler chez une “grosse” compagnie internet comme Google ou Facebook. Le bon “fit” culturel étant plus important que tout autre critère.

J’ai cherché cette perle rare qui pouvait me permettre de continuer d’explorer les domaines qui me passionnent depuis 15 ans: communication, média, social, temps réel, local/géo, APIs et avec une forte culture “open source”. En réfléchissant à cette “pas trop petite ni trop grande” compagnie, il est devenu assez clair que je devrais probablement m’exporter (à nouveau) de Montréal pour rencontrer mes objectifs. Je suis parti en “road trip” en mars et avril, Austin, San Francisco, New York. Je me donnais trois mois pour arriver à trouver ce que je cherchais. Vous pouvez probablement deviner la courte liste que j’avais en tête et des opportunitées que j’ai pu considérer durant cette période. Merci à tous les geeks entrerpeneurs que j’ai rencontré alors, ce fût hautement stimulant.

Je suis finalement arrrivé à une très courte liste de 3 compagnies, chacune à une phase de croissance très différente, du point de vue de leur plate-forme aussi. Le role de “developer advocate” était un fil conducteur commun, les APIs aussi. Le fait que ça serait probablement à NY ou SF de même. Après plusieurs semaines à considérer mes options, après quelques processus d’entrevues pas mal rigoureux et avec une bonne dose de patience, j’ai finalement trouvé mon match “parfait”. Et si j’utilise les guillemets c’est bien juste parce que je suis un pragmatique, mais je suis connu pour abuser du point d’exclamation aussi: je vais me joindre à l’équipe de Twitter comme “developer advocate”! (D’ailleurs faudrait bien que je trouve le terme le plus juste pour traduire ça en français, évangéliste techno est la plus proche approximation que j’ai pour l’instant, mais il y manque le côté bi-directionnel du rôle).

L’équipe de Twitter fût exemplaire durant le processus. Ça n’a certainement pas pu nuire que j’ai rencontré @rsarver avant qu’il ne se joigne à Twitter, lors d’un wherecamp au campus de Google il y a quelques années (de mémoire, j’étais bénévole pour transporter des barils de bière, hehehe). Le fait aussi que j’ai pris l’initiative d’organiser Twitter Tea Time Montreal et des “twitter hack nights” m’a permis de connaître @jasoncosta et @rno et de constater l’esprit d’équipe et d’excellence de la compagnie.

Alors oui, j’ai fait mes valises et déjà déménagé en californie, c’est de là que je vous écris. Quitter Montréal et le Québec ne fût pas une décision facile. Je vais demeurer le gars “from Montréal” peu importe ou j’irais. Je suis même convaincu que c’est une excellente chose que l’Écosystème des startups montréalias puisse avoir des antennes à San Francisco dans une des grandes compagnies internet. J’ai très hâte de commencer (lundi prochain!) et j’ai de l’énergie comme pas possible. Une chose ne changera pas, vous pourrez toujours me lire ici sur afroginthevalley.com et @froginthevalley (en anglais) et @sylvaincarle (en français).

Le lendemain…The day after…

Oui, je vous ai suggéré de m’envoyer un courriel hier. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’apprécie vraiment!

Maintenant j’ai 150+ courriels auxquels je dois répondre… ça va me prendre quelques jours.

Aussi, pour un café, un lunch, un verre, une rencontre: ça me tente, mais je vais devoir gérer un horaire assez plein, avec quelques semaines à l’extérieur de Montréal en plus. Mais si vous êtes à Austin au SXSWi, ça pourrait être une très bonne place pour prendre un verre avec moi.Oui, je vous ai suggéré de m’envoyer un courriel hier. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’apprécie vraiment!

Maintenant j’ai 150+ courriels auxquels je dois répondre… ça va me prendre quelques jours.

Aussi, pour un café, un lunch, un verre, une rencontre: ça me tente, mais je vais devoir gérer un horaire assez plein, avec quelques semaines à l’extérieur de Montréal en plus. Mais si vous êtes à Austin au SXSWi, ça pourrait être une très bonne place pour prendre un verre avec moi.

Slipping on the SOPASe faire passer un SOPA

Today afroginthevalley.com is in black, because the internet is too important to leave it at the mercy of a few American lobbyists.

The best Canadian page on the subject is on Michael Geist’s blog (with some specific national action items).Aujourd’hui, afroginthevalley.com est en noir, parce que l’internet est trop important pour être à la merci de quelques lobbyistes américains trop influents. Je saute dans un train déjà bien en marche, rien d’original ici, mais je me devais de le souligner.

La meilleure page canadienne sur le sujet est sur le blog de Michael Geist (avec quelques liens pertinents pour notre politique nationale).